Journal de bord du 115DP

  • Réunion de Chantier au 115DP!

    REUNION DE CHANTIER AU 115 DU PARTICULIER !!!!

    Vous n’êtes pas sans savoir que depuis près de cinq ans, nous nous sommes attaquer au plus grand chantier humanitaire qui soit :
    -Chasser la misère des rues et y compris toutes les conneries qui conduisent à la dé-socialisation, à l’exclusion.
    -Faire reculer ce fléau social qui n’a rien de saisonnier et qui continue de croître au delà de l’hiver dans le mépris de l’individualisme et du matérialisme imposés d’état !

    Un chantier qui nécessite l’observation de quelques règles de sécurité, afin que nous ne nous blessions pas…
    Or comme dans toutes entreprises de grande envergure, et je ne crois pas me tromper, que grâce à vous, elle le soit devenue…
    Prés de 18 963 ouvriers citoyens à ce jour…
    Le 115 du Particulier a besoin d’un « vecteur » commun, une sorte de symbolique qui, même si on ne se connaît pas dans les quatre coins de l’hexagone,
    et qui sait du monde demain ?…(Québec, Belgique…), on puisse au moins se reconnaître et être reconnu de tous, et surtout de nos potes victimes de l’exclusion…

    894 500 sans abris étaient dénoncés par le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre de ce début d’année 2016…
    Mais combien de plus à la fin de la trêve hivernale où le bal des expulsions locatives à repris et où les centres d’hébergements d’urgence ferment leurs portes en chaîne ?
    Le double ?
    Le triple peut être ?
    Mais pas moins toujours que 894 500 !
    Dont 32 000 enfants selon l’UNICEF !…

    L’autre jour, je proposais le nez rouge, mais bon c’est déjà pris, donc pas de récup’…
    Mon frangin Bébert proposait le brassard, je trouvais que cela faisait…
    Le gilet ? On n’est pas en panne au bord d’une route, bien au contraire, ça ronfle du tonnerre !
    Il nous faut notre propre « liquette », en somme…
    Alors voilà…

    Que pensez-vous du casque de chantier BLANC ?
    Blanc comme la colombe…
    Blanc comme la neutralité d’action… sauf celle du cœur…
    Blanc comme la pureté de cette générosité qui fait et réussit les choses là où cela ne passe plus ou pas…
    Un casque qui, lorsque les mentalités en auront compris la symbolique, ouvrira la plupart des portes humaines, jusque là condamnées par le mercantilisme et le matérialisme…

    Une gamelle légère, peu coûteuse et pourtant alourdi par nos cœurs débordants…
    Et puis un casque à porter lors des maraudes, lors d’une distribution de soupe, lors de ce que nous faisons depuis six mois et que nous faisons bien, de mieux en mieux !…

    Un casque à honorer dans ce vaste chantier et qui avertira le laissé pour compte que, à sa vue, on ne vient pas pour lui mettre un coup de pompe ou un coup de matraque derrière les oreilles, mais qu’on vient lui apporter un bout de soleil dans sa vie et qu’il ne sera plus obligé de se protéger le visage à l’approche d’un uniforme…
    Un bout de plastique au dessus des guerres et des balles…
    Un casque pour se mettre à l’abri de l’indifférence…

    Le casque de l’égalité des chances et de la dignité citoyenne…
    Un casque pour l’ouvrier du cœur que nous sommes au sein de ce mouvement citoyen en marche contre la misère et l’exclusion…
    Je vous demanderais donc de bien vouloir adopter ce port du casque…
    Brann du Senon

    (Pour agrandir image, cliquez dessus)

  • Il était une fois: Racine.

    Souvenons nous d’un coup de main signé Carine, notre chef d’entreprise du coeur :
    Voici trois ans…
    Racine
    23 ans
    dynamique
    ballotté par la vie
    sans ressource
    Un môme à la rue…

    A cette âge, le système n’aide pas beaucoup…
    Et le mal être rime vite avec exclusion…
    Malgré un BTS en gestion patrimoine
    Voilà trois semaines que nous l’avons accueilli
    au Village du 115 DP

    En un clin d’œil, Racine s’est investi dans la communauté
    et a participé activement aux taches collectives :
    Nettoyage, désherbage du jardin, vaisselle…
    Un gamin qui ne se laisse pas vivre, quoi !
    Domiciliation au CCAS, renouvellement de carte
    d’identité…

    Les démarches administratives ne traînent pas avec lui.
    Mercredi dernier, avec deux autres, Racine fit un débarras
    chez notre chef d’entreprise de cœur : Carine, patronne d’une
    grosse boite de démolition.
    Après la tâche, Carine leur prépara un casse croûte et se fut
    l’occasion de discuter le bout de gras…
    Racine raconta un bout de sa vie et dévoila ses compétences,
    ses projets…

    Carine, interpellée, en quête d’un apprenti ingénieur, lui proposa « la voie »…
    Hier, soit deux jours après, Racine se présentait à « son » entretien
    d’embauche…

    Le soir même, en plein dîner, Il reçut le texto suivant :
    « Bonsoir Racine
    Je ne vais pas te faire attendre tout le week-end.
    On a retenu ta candidature.
    On te propose un CDI au smic pour commencer avec deux
    mois d’essai.

    Révision au bout de six mois, et si besoin on maintient l’idée
    de trouver une école d’ingénieur l’an prochain (le délai d’inscription
    étant dépassé pour cette année…)

    Pour le logement, je devrais avoir une chambre dispo dans une
    coloc avec deux ouvriers qui sont avec leur femme.
    C’est pas très grand, mais c’est correct.
    C’est à Meaux, proche des transports et des commerces.
    Normalement le loyer est de 350 euros tout compris. »
    Racine embauche dés le début de la semaine prochaine !
    Bisou sur le cœur Carine !

    C’était il y a trois ans, et Racine, comme beaucoup de ceux que l’on accueille au Village du 115 Du Particulier : était sans ressource et nous l’avons épaulé comme on pouvait…
    « Aujourd’hui Racine dirige une antenne de la boite basée dans le nord !!!
    Il a sa baraque, bien casé et un gamin pour éclairé sa vie… »
    Brann du Senon

    (Pour agrandir image, cliquez dessus)

  • Deuxième droit de réponse

    AUX PROPOS DIFFAMATOIRES TENUS ET RENDUS PUBLICS

    PAR LA MAIRIE DE VILLEBÉON CONTRE LE REPRÉSENTANT LÉGAL DE L’ASSOCIATION 115 DU PARTICULIER
    A la page 2 du « Villebéonnais n°86 » de novembre 2016, que nous reproduisons çi dessous, il est dit que la COMMUNE a déposé plainte en début d’année 2016 pour FALSIFICATION en janvier du numéro 78 du Villebéonnais (de février 2013), et que cette dernière aurait été classée sans suite en raison du délai de prescription suite à la transmission tardive du dossier au parquet.

    Pour que tout soit clair dans l’esprit des Villebéonnais, quand nous citons la Mairie de Villebéon, nous faisons ici référence au principe républicain d’unité qui lie le Maire et son Conseil municipal dans la gestion d’une commune et par le fait, des décisions prises en collégialité tout au long de leur mandature. Bonnes ou mauvaises, ces décisions doivent être connues du public, en l’occurrence Vous : Villebéonnais.

    Force est de constater que pour les élus actuels de cette Mairie, la démocratie s’efface devant la dictature du monologue et qu’ils n’hésitent pas un seul instant à créer la polémique à des fins pour le moins inavouables …C’est pourquoi nous vous informons à travers ce second droit de réponse des pratiques fallacieuses de ces élus qui encensent l’iniquité plus qu’ils ne devraient la combattre, au regard des règles élémentaires de notre République Française.
    Dans le numéro 78 du Villebéonnais de février 2013, était publié un article signé Jean-Pierre Ducoin, consacré à l’Association 115 Du Particulier, faisant suite à une réunion de travail qui eut lieu le 9 janvier 2013 en mairie et ce, en présence du Conseil Municipal en place.

    Il nous importe de rappeler à ce stade que M.Ponsot, alors membre du conseil municipal de cette époque, assista à cette réunion et qu’il fut INFORME OFFICIELLEMENT de la sédentarisation de notre communauté de sans abris implantée au Taillis de la joie, hameau de Villebéon donc très au fait depuis près de cinq ans de notre action envers les SDF que nous accueillons !
    Nous saluerons ici notre ami Jean Pierre Ducoin avec qui M Ponsot partage dorénavant beaucoup de choses…sauf son avis sur l’intérêt social de l’association du 115 du particulier.

    Afin de partager plus largement l’accueil très chaleureux qui fut réservé à notre initiative par la Commune, Moi Dupiré Fabrice, Président de l’Association 115 Du Particulier, appelé aussi Brann du Senon (ce dernier étant mon pseudonyme de journaliste-chroniqueur free lance et écrivain humaniste), je décidai de relayer l’article sur nos supports internautes. Par souci de bienséance, j’en demandai l’autorisation expresse au Maire de l’époque Sylvain Guilhaumon en précisant que j’allais y retirer mon nom civil (encadré en rouge dans l’article) afin de ne pas multiplier les « appellations » sur la toile, puisque plus connu sous mon nom de plume, et poursuivre le fil de notre œuvre sans nous disperser outre mesure. En cela réside un droit inaliénable que le législateur reconnaît et protège, et qui n’est qu’autre que la liberté d’expression.

    Faisant l’économie de s’informer sur le pourquoi du comment de la modification, que nous avons apportée à l’article du numéro 78, alors autorisée par Mr le Maire Sylvain Guilhaumon, le seul décisionnaire de l’époque, M.Ponsot et consorts, animés de toute évidence par cette volonté de « casser du 115 Du Particulier », portèrent plainte par la voie du maire contre nous en début d’année 2016, et nous citons les termes employés par la Gendarmerie en charge du dossier : pour FALSIFICATION DE DOCUMENT ADMINISTRATIF !
    Sur le fond, les Villebéonnais seront sensibles à ce qualificatif qui valorise leur lettre d’informations communales…(Depuis quand cette lettre d’information est-elle un document administratif ?)

    Les Villebéonnais apprécieront également l’acharnement qui s’exerce contre notre association devant la multiplicité des attaques perpétrées par ces élus qui, sans scrupule, pratiquent la culture d’allégations mensongères par la diffamation publique, tendant, en conséquence, à REMETTRE DES GENS A LA RUE, alors que Nous, 115 Du Particulier, mouvement devenu un symbole de solidarité citoyenne, Nous leur offrons une reconnaissance sociale que les institutions sont bien en peine d’offrir !
    A aucun moment, dans leurs démarches prétendument sécuritaires où, comme nous le constatons, se terrent l’abjection et le mépris pour les Sans Domicile Fixe, ces élus n’ont su proposer une planche de salut différente pour que ces laissés pour compte ne retournent pas à la rue, se contentant d’asséner leurs coups bas sans le moindre ressentiment !

    Aujourd’hui M.Ponsot fait valoir, à travers ses attaques, une prétendue infraction à l’urbanisme du fait que nous soyons implantés sur un terrain privé du Taillis de la joie. TOUTES nos structures sont mobiles ou démontables et mises en service dans un esprit provisoire. Sauf que depuis cinq ans, ce provisoire ne désemplit pas devant les dégradations sociales et qu’en dépit de ce phénomène, rien n’est proposé pour que cela s’améliore. Et ce n’est pas en sabrant notre initiative que cela peut changer.
    Dans le Villebéonnais n°86, M. Ponsot se gargarise presque d’avoir découvert un nid de malversations dans notre communauté de Sans Abri et d’avoir utilisé le bras de la justice pour nous faire plier bagage. Sauf que, encore une fois, notre action évolue et évoluera à livre ouvert. Les Villebéonnais seront heureux d’apprendre ceci : Voir article du Parisien
    Du reste, voilà cinq ans que M.Ponsot fut informé de notre sédentarisation comme nous vous l’avons démontré précédemment. Au jour d’aujourd’hui, après cinq ans d’exercice de mandature en tant que conseiller et maire, il dénonce aujourd’hui SEULEMENT, l’infraction à qui veut l’entendre pour qu’elle cesse séance tenante. Nous serions vivement intéressés de savoir pourquoi M.Ponsot ne s’est pas manifesté plus tôt afin que s’interrompe le développement de ladite infraction, ne serait ce qu’au moment où il en était dûment informé ?

    En effet, il reste assez surprenant que le journal ”Le Villebéonnais” soit bien resté muet pendant les années 2014 et 2015, alors “maîtrisé” par M. Ponsot…
    Étrange comportement n’est-il pas ? Car en faisant le mort pendant cinq ans, alors qu’il avait toute latitude juridique d’en remettre en cause la pérennisation, son silence en a cautionné ni plus ni moins le développement !
    Nous nous interrogeons de plus en plus sur les motivations réelles de ce soudain changement de comportement à notre égard ?
    A qui pourrait bien profiter notre expulsion ?
    Et quels moyens sont actuellement employés pour ce faire ?

    En consultant incidemment le compte rendu de réunion d’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de Villebéon du 6 septembre 2016, plusieurs éléments de réponses à nos questions se révèlent tout aussi étrangement…
    Comment ne pas être interpellé sur ces nouvelles convoitises liées au Plan Local d’Urbanisme ?
    Comment ne pas comprendre que cette nouvelle manœuvre ne soit pas le prolongement sournois des attaques ordonnées par le Maire depuis fin 2015, point de départ de la manœuvre qui consiste à anéantir notre démarche humaniste ?
    En effet, le point de départ des attaques prend sa source dans un climat prétendument délétère, en passant par des plaintes surréalistes pour finir dans les petits papiers du PLU.
    Le raccourci est certainement rapide, mais édifiant !
    Rappelons que l’objet principal de l’association 115 Du Particulier reste l’assistance à personnes en danger et que l’action que nous proposons n’est pas la solution qui peut résoudre le « sans abrisme » en France, mais une solution alternative en attendant de trouver mieux.

    L’assistance à personnes en danger n’est autre qu’une mesure qui tente d’enrayer l’évolution macabre de nos égoïsmes sociaux ayant engendré 6730 morts de la rue en trois ans en France…
    En raison de quoi, notre droit de réponse est fait pour valoir ce que de droit et s’accompagne de cette volonté de rétablir la vérité que d’autres s’ingénient à museler.

    Dupiré Fabrice
    alias Brann du Senon
    Villebéonnais recensé en 2014
    Président du 115 DP

    (Pour visualiser les documents, cliquez dessus)

  • Vue sur notre vie communautaire

    Il n’y a pas assez de 48 heures sur 24 quand on tend la main !

    Mais tendre la main ne veut pas dire se la faire bouffer si on veut continuer à aider…
    C’est pourquoi début 2012, aux premiers balbutiements du 115 Du Particulier, nous avons « BORDE » notre action par une Charte dont voici un extrait :

    « Il appartient au tout à chacun de DONNER QUAND , OU, COMMENT et à QUI on veut, toujours dans la mesure de ses moyens, »

    Le Village de Sans Abri de Villebéon est une application parmi tant d’autres du mouvement citoyen qu’est l’Association 115 Du Particulier et dont le PARTAGE en reste le fil conducteur.

    Le Village est géré par des bénévoles, donc des particuliers qui ne sont pas à la solde d’un quelconque organisme d’état ou autre, au demeurant libres et ne répondant qu’à un seul et unique cahier des charges : Celui du cœur.
    Le Village est un lieu d’accueil ouvert aux Sans Abris. Il apporte le toit et la bouffe. Répondant aux deux questions existentielles du Sans Abri (qui n’en reste pas moins un être humain lamda) : Où dormir ? Où manger ? Deux questions qui interdisent à tout être humain de se projeter sur autre chose parce que cela prend ENORMEMENT de temps pour y répondre quand on a rien de sûr sous la main, soit d’avancer dans la vie.

    Le Village n’a pas vocation à éradiquer toutes les misères du monde, mais de proposer une reconstruction grâce aux réponses qu’il apporte à ses deux questions, soit un coup de main supplémentaire pour lutter contre l’exclusion, créant une sorte de sérénité retrouvée pour redémarrer, et ce, toujours avec les moyens du bord, sans référence étatique, ni même de repère institutionnel.
    Pour garantir sa pérénité et protéger le développement de cette sérénité, le Village s’est doté de règles définies dans un moratoire de vie communautaire dont le respect INCONDITIONNEL est la clé.
    Il appartient donc à l’ensemble de la communauté, résidents et encadrants bénévoles de veiller en constance à l’observation de ces règles de vie, et d’écarter, quand cela s’impose, les personnes qui en entraveraient le bon fonctionnement.
    Le Village n’est et ne sera jamais un ghetto, ni même une communauté de bisounours. Conscient que ce lieu s’ouvre à un public « abîmé » par la vie, qu’il n’est pas LA réponse à tous les maux de la terre et qu’il reste UNE simple réponse humaine à limites tout aussi humaines…

    Autant le Village connaît les joies de réussites comme celle de Kader ou Racine, entre autres, autant il peut connaître l’échec…
    Mais encore une fois, nous n’avons pas la prétention de faire du 100%, mais d’essayer d’apporter ce que l’on peut… Tout en sachant que nous ne pouvons pas contraindre quelqu’un à être EPAULER pour se reconstruire dans la cohérence.
    NOTRE VILLAGE DE SANS ABRI NE SERA PAS UN GHETTO !

    Beaucoup de centres d’hébergement d’urgence sont, par délégation d’état, de véritables cloaques où la drogue, l’alcool, la violence, le vol, la prostitution, le racket, le viol en sont « les règles » d’accueil et on comprend pourquoi certains SDF préfèrent dormir à la rue… Car ces centres sont ni plus ni moins le reflet des prédations de la rue. Alors entre la mort aux rats et la ciguë, seule la recette change et le choix n’a plus vraiment d’importance dans les esprits abîmés par l’exclusion.
    Dans ces centres, on y casse une croûte vite fait dans le meilleur des cas et on y passe seulement la nuit, car c’est la REMISE A LA RUE dés huit heures du matin !

    Depuis cinq ans, Notre Village du 115 DP, basé à Villebéon en Sud Seine et Marne, se défend de s’apparenter à un centre d’hébergement d’urgence traditionnel et s’affirme comme étant une communauté d’accueil de Sans Abri.
    Répondant avant tout à l’assistance à personnes en danger, pour conserver l’authenticité de notre action solidaire, nous avons défini un cahier des charges particulier qui repose sur un moratoire de vie que voici :
    MORATOIRE DE VIE DU VILLAGE

    « LE VILLAGE du 115 DP »
    est une initiative du Mouvement Citoyen du
    « 115 Du Particulier »
    née aux temps forts de l’hiver 2012.

    Situé à VILLEBEON en sud Seine et Marne,
    sur un TERRAIN PRIVE (appartenant donc à des Particuliers),
    sa communauté est indépendante de TOUTES casquettes institutionnelles,
    politiques ou religieuses.

    Ouvert aux Sans abri et aux Victimes de l’exclusion,
    le Village se veut être un endroit de TRANSITION pour y retrouver
    le chemin de la dignité citoyenne,
    soit une PLACE qui leur est « ré-publiquement » due dans cette société où l’on cultive plus souvent la dé-socialisation que « l’écoute humaine ».

    Une initiative qui permet de gommer dans l’esprit errant les interrogations telles que :

    Où vais-je pouvoir dormir ce soir ?
    Où vais-je pouvoir casser la croûte aujourd’hui ?

    Libéré de ces deux questions existentielles,

    N’IMPORTE QUI PEUT AVANCER DE NOUVEAU ET TENTER DE SE PROJETER !…

    CAR TOUTE PERSONNE A DROIT A LA DIGNITÉ CITOYENNE !

    Une volonté pourtant exprimée par le législateur dans le Code Social aux articles L.345-2-2, L.345-2-3 et tel que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme le traduit dans son article 25.

    La communauté « Village » du 115Du Particulier reste un endroit où l’on prend le temps qu’il faut pour retrouver des repères de vie, si toutefois l’intégration dans la communauté le permet et ce, sans limite dans le temps et sans loyer réclamé.

    En considérant que chacun est différent de l’autre et que chaque problème lié à la personne l’est tout autant. La durée du séjour repose sur des facteurs tout aussi divers que variés : Force de caractère à surmonter l’épreuve, volonté, dispositions matérielles ou non, influence, etc…

    L’humain ne rentrera jamais dans une case…

    Le partage est le fil conducteur de cette communauté.

    Composées de caravanes chauffées, les structures d’accueil sont spartiates, alternatives
    et répondent principalement à l’urgence de l’assistance à personnes mises en danger par l’exclusion.

    Une caravane reste un toit !

    Et

    UN TOIT EST UN DROIT !

    Ce n’est sûrement pas une suite princière ou une de ces propositions virtuelles d’état ,
    mais sûrement mieux que le bitume des rues auquel se parfume la misère des Sans Abri !

    Le Village est une réponse instantanée à des besoins tout aussi impérieux, enfin dépouillée de tout formalisme administratif dédaignant trop souvent le caractère urgent d’une situation précaire. Un formalisme qui verse inéluctablement dans des démarches aux attentes sans nom et qui engendrent des espoirs usés par le miroir aux alouettes sans fond et que l’on fait briller en désespoir de cause, allant de renvois de compétences en complexe d’autorité, épuisant et marginalisant encore plus « les laisser pour compte », donc pérennisant les inégalités sociales plus qu’il ne les corrige…

    A l’inverse, le Village est certainement une réponse innovante et imparfaite, sans référence réelle…, mais elle a le mérite d’exister puisqu’elle propose enfin d’apprécier le caractère urgent d’une situation précaire, d’y répondre par la prise en charge instantanée, tout en restant à l’écoute d’humains abîmés par certaines gamelles sociales, familiales ou professionnelles.

    Bref ! Ce ne sont pas les palabres qui suscitent l’action, mais bien le contraire ! Surtout si on veut rester dans le conscient collectif et répondre concrètement à nos maux sociaux !…

    ACTE !

    Car devant les inégalités sociales, les dysfonctionnements publics et les carences qui en découlent,
    il y a beaucoup à faire sans que l’on se prenne la tête
    à chercher qui fait mieux que l’autre…

    Car nous ne cesserons pas de rappeler que
    s’il y a une guerre à faire, c’est celle de faire reculer la misère,
    pas entre nous, acteurs ou intervenants sociaux.

    LA MISÈRE N’EST LE MONOPOLE DE PERSONNE,
    NI MÊME UN QUELCONQUE MARCHÉ !

    Et puis si quelqu’un détenait la solution miracle et universelle :
    D’une cela se saurait !
    Et de deux :
    Nous ne serions pas là à y réfléchir !”

    (Extrait de la Charte du 115 DP)

    Le Village du 115 DP ne dispose d’aucun personnel spécialisé et n’est pas ou ne sera jamais l’annexe d’Hôpitaux ou d’Institutions d’état en situation d’échec !

    Le Village est entièrement AUTO-GERE et encadré par des Particuliers bénévoles,
    autonomes et se défendent de ne pas être rétribués ou soutenus par le denier d’état.

    L’intégration et le séjour au Village reposent donc sur quelques grands principes :

    Le respect à la personne doit en toutes circonstances être de mise.
    Délation, ourdi, rumeur, calomnie, diffamation, crise de jalousie à deux balles,
    enfin toute forme d’incitation aux conflits y est proscrit !
    Rien ni personne ne contraindra un résident à séjourner dans notre communauté.
    A l’inverse, rien ni personne ne contraindra la communauté à supporter les comportements asociaux d’un résident au détriment de la sérénité communautaire.

    Ne pas être sujet à une quelconque addiction : Alcool, drogue…

    TOLERANCE ZERO !

    Notre Communauté ne sera jamais un ghetto où l’on cultive les déchéances !
    Mais bien un lieu où la reconstruction individuelle est privilégiée au rythme du tout à chacun dans l’exercice d’une solidarité la plus authentique.

    Beaucoup trop de centres d’hébergement d’urgence deviennent des cloaques où l’alcool, la drogue, les trafics, le vol, la violence, le viol et autres shémas de l’inavouable s’y entretiennent au lieu d’y être bannis fermement, et ce, parce que l’encadrement se réfugie dans un laxisme qui les cautionne ni plus ni moins à défaut de les éradiquer.

    Conscient que la désocialisation reste le berceau des addictions,
    le 115 Du Particulier n’a toujours pas, depuis sa création, la prétention de se substituer
    aux travailleurs sociaux, aux personnels spécialisés en psy, ni même aux associations ou aux institutions existantes,
    mais bien de proposer et de réfléchir à « un coup de main » supplémentaire au devenir du Sans Abri.

    Et puis, en toute logique, un citoyen qui dispose d’un pécule suffisant pour acheter sa came ou sa picole, a manifestement les moyens de payer un loyer et ne doit pas prendre la place d’une personne réellement dans le besoin…

    Toute inobservation de ce protocole se traduira par le départ sans appel du contrevenant !

    Les quinze premiers jours du séjour, tout nouveau résident fera l’objet d’une évaluation sur son intégration. Dans l’hypothèse où cette évaluation ne serait pas favorable à la prolongation du séjour, il lui sera demandé de quitter la communauté.

    Le programme de la semaine est déterminée lors d’une réunion hebdomadaire chaque dimanche soir. Un tour de table permet de l’établir et de conjuguer les rendez vous administratifs, les démarches à l’emploi, la répartition des taches communautaires etc…

    LES JOURNÉES COMMENCENT A HUIT HEURES !

    Pour le bien être communautaire, les tâches ménagères sont une charge collective qui vise son propre bien être tout autant que celui des autres : Vaisselle, lessive, entretien des toilettes sèches, aller aux approvisionnements d’eau, bois, commissions, pain.., participer au “jardin”, distribuer du grain aux poules…
    Tenir propre son “chez soi” est impératif !…

    Observer les règles d’hygiène comme se laver les mains avant chaque repas
    ou avant de manipuler des aliments, entre autre…
    Donc pas un travail ou un emploi à part entière, juste un peu de bienséance…

    Tout en gardant à l’esprit qu’aucune tache communautaire ne doit être interpréter comme une punition, mais bien comme une nécessité personnelle contribuant au bien être collectif.
    C’est une façon de « quitter » le coté végétatif, voire stérilisant dans lequel l’exclusion plonge l’individu, de retrouver et de réaffirmer son autonomie sociale par l’investissement participatif et nécessaire à tout « rééquilibrage » de vie en collectivité.

    Avec trois fois rien, on mange à sa faim, on sait où dormir et le Village est là pour aider à redevenir quelqu’un, mais sûrement pas une fabrique “d’assistés de la vie” et ce, toujours dans le respect de l’individu.

    Les conditions de vie sont spartiates et elles ne permettent en aucun cas la négligence. Tout report de tâche se fait automatiquement au détriment d’une autre et à pour conséquence de freiner ou ralentir la vie de la communauté.

    Une faiblesse est humaine quand elle est spontanée et appréciée comme telle. Lorsqu’elle est calculée, cela s’appelle de la manipulation, donc intolérable.
    Ne pas oublier que la misère ne tergiverse pas quand elle s’abat sur quelqu’un !
    Unis contre elle, soient forts, nous ne pouvons qu’avancer.

    Et il est nécessaire de la combattre avec énergie pour la chasser du quotidien. En ne respectant pas l’entente de la communauté, on la fragilise, donc on s’expose tout en exposant les autres.

    Cette communauté vit, rappelons le encore, sans subvention et sa subsistance s’articule autour du partage de fonds propres du fondateur, d’écots généreux de commerçants et de particuliers et d’écots participatifs des résidents.

    Sauf contrainte médicale, aucun régime alimentaire d’exception ne sera pratiqué.
    Tout le monde est logé à la même enseigne et surtout,
    faute de moyen, on mange ce qu’il y a et ce que l’on peut.

    La responsabilité civile de chaque résident est couverte par une assurance supportée par la communauté.

    La plupart des caravanes sont principalement occupées par un résident afin de préserver le maximum d’intimité.

    Le Village a actuellement une capacité d’accueil d’une vingtaine de personnes.

    Le Village peut être un guide vers la domiciliation, la délivrance de papiers d’identité ou de cartes diverses, les démarches MDPH, la recherche d’emploi et de logement, l’ouverture de droits comme le RSA, ASS, CMU.., la constitution d’un paquetage de fringues, d’un nécessaire de toilette…

    Même si aucun loyer n’est réclamé, le séjour a un coût qui, dans la mesure du possible, et nous insistons sur le “DANS LA MESURE DU POSSIBLE”,
    doit partiellement revenir à la charge des résidents.

    Lorsque la situation financière du résident le permet et que ces droits sont ouverts ou ré ouverts : Une écoparticipation de 5 euros par jour est convenue.

    Une somme bien symbolique pour trois repas par jour, le gaz, le gasoil, etc…

    Dans certains cas, les résidents sont démunis de tout en arrivant et rien, aucune participation, ne leur est demandée durant les démarches effectuées pour retrouver leurs droits.

    Et cela peut prendre quelques mois avant que certaines situations se débloquent !…

    Mais, en conscience, que faire en attendant que cela se débloque justement ?
    Laisser crever les gens dehors, voire de faim ?

    NOUS NE SOMMES PAS LES POUVOIRS PUBLICS, NI MÊME L’ETAT !!!
    NOUS Y RÉPONDONS DANS L’INSTANTE E !!!

    Notre action répond sur le champs, légalement et citoyennement
    à l’assistance AUX personneS miseS en danger
    par des politiques sociales ineptes, obsolètes, irréalistes, décalées, alors indifférentes…

    Un fois les droits ouverts, le résident décidera en toute liberté du devenir de son séjour :
    -Soit de rester avec écoparticipation,
    -soit de vivre ailleurs avec ses nouvelles ressources.

    En cela : Ni commerce, ni exploitation, ni obligation !
    Juste une entente humaine, tacite et claire !

    LIBRE

    Entre Particuliers pour une communauté AUTO-GÉRÉE.

    Deux véhicules personnels sont mis à la disposition des résidents qui ont le permis de conduire.
    Sinon quelques vélos sont aussi mis à disposition et très bientôt une flotte de mobylettes.

    Fort de répondre depuis prés de cinq ans aux besoins vitaux du laisser pour compte, le Village s’engage aujourd’hui en exploitation forestière et y adjoint l’insertion professionnelle en y créant le premier parc d’insertion professionnelle ouvert prioritairement aux Sans Abri.
    Ateliers et Chantiers d’Insertion sont développés au sein de notre exploitation dont les objectifs visent l’acquis professionnel dans les métiers forestiers : Bûcheronnage, élagage, paysagisme, entretien d’espace vert…

    Cette initiative de Particuliers s’inscrit pleinement dans l’esprit des statuts de l’Association
    “115 Du Particulier”
    enregistrée sous le n° W774005103

    Brann du Senon
    Concepteur de cette initiative
    Président du 115 DP

  • FAIRE PART D’UN CRIME EN COURS !!!

    Des moyens pour faire reculer la mort ont été définis par des lois que le législateur nous demande d’observer sans réserve. Car même si la mort reste inévitable pour l’humain, elle reste toujours injuste et on espère qu’elle arrive le plus tard possible… Or la plupart des morts de la rue sont trop souvent provoquées par l’inobservation de ces lois. Personne n’est au dessus des lois ! Et encore moins l’état et ses pouvoirs publics ! Si ces lois étaient observées sans faillir, il n’y aurait pas de morts inutiles, ni même de Sans Abri ! ……………………………………Rappelons ces lois avec force, car au bout , il y a la vie :

    Continuer la lecture →