L’actu des membres

  • Petit rappel!

    RAPPEL

    Depuis six ans, le 115 Du Particulier est une plateforme d’entraides où l’on tente de répondre au sans abrisme afin de restituer, aux personnes qui en sont victimes : cette dignité citoyenne faite de droits et de devoirs que le législateur reconnaît dans des cadres juridiques précis.
    Pour ce faire, ce mouvement citoyen met tout en œuvre pour gommer toutes distances « supplémentaires » qui s’interposeraient entre la main tendue et la main qui a besoin.
    Des distances comme des commentaires blessants visant à mettre en avant des égos surdimensionnés, ou prétendant à en avoir une plus grosse que l’autre, ou encore détenir la solution suprême, etc.
    Rappelons ici ce petit extrait de notre charte qui depuis six ans borde notre leitmotiv :

    « (…) LA MISÈRE N’EST LE MONOPOLE DE PERSONNE,
    NI MÊME UN QUELCONQUE MARCHE !
    Et puis si quelqu’un détenait la solution miracle et universelle :
    D’une cela se saurait !
    Et de deux : Nous ne serions pas là à y réfléchir !

    Le 115 du Particulier n’est donc PAS un exutoire pour y cultiver son égo et il y a
    certainement d’autres endroits pour l’exprimer !
    Aussi pour conserver un minimum d’efficacité et de convivialité,
    le 115 du Particulier veillera à ce que son action et sa réalisation restent respectueuses des lois, sereines et apolitiques, car le mouvement citoyen qu’il exerce doit vivre à l’abri du racisme, du religieux et du politique pour conserver son authenticité et sa liberté naturelle.
    Car la misère N’A PAS d’étiquette quand elle frappe !
    Le citoyen se prévalant du 115 du Particulier, à n’importe quel titre que ce soit, DOIT respecter l’esprit de cette charte instituée en son sein,
    et se doit d’assumer pleinement sa citoyenneté à titre individuel
    lorsqu’il prodigue avant tout un morceau de coeur
    Puisque toujours SANS CONTRAINTE, NI OBLIGATION
    ABSOLUMENT né LIBRE !
    Et de ce fait, AU DEVENIR TOUT AUSSI LIBRE !!!

    Le 115 Du Particulier rappelle que la citoyenneté, en conscience, est non seulement un droit, mais également un devoir.
    Toute volonté tendant à se démarquer de cet esprit en sera écartée ! (…) »

    Cette charte est consultable à tout moment car elle figure dans les fichiers du groupe :

    https://www.facebook.com/notes/115-du-particulier/la-charte-du-115-du-particulier/1693095380765604/

    Brann du Senon

  • 3eme vide grenier Gaulois!

    Les irréductibles gaulois du Village du 115 Du Particulier faisant de la « résistance » sociale pour survivre tout en gardant cet humour nécessaire à la bonne humeur.…
    Et bien Ils remettent le couvert pour leur 3 ème Vide Grenier Gaulois !
    Mais ce coup là, en semi nocturne pour que la fête dure un peu plus longtemps !
    Tout en considérant que ce n’est pas parce que l’on vit dans l’exclusion et dans une vie « d’équilibriste » que la convivialité doit disparaître du quotidien des laissés pour compte…
    C’est pourquoi Mécanix (Olivier), Distributix (Patrick), Sandomicilfix (Oliv’2) et les autres vous accueilleront le vendredi 14 juillet 2017 pour un troisième Vide Grenier Gaulois !
    La cervoise coulera encore à flots pour l’occasion, la saucisse crépitera sur la braise, le barde DJix nous saoulera avec ses flonflons…
    Scène ouverte aux ménestrels de passage…
    Anonymix (Dav’) proposera sa « pétanque gauloise »… ainsi que des Jeux gaulois !
    Sans oublier les surprises du dernier moment !…
    Les emplacements sont gratuits, comme d’hab’ !
    Vide Grenier ouvert aux particuliers et aux associations.
    Début des hostilités à l’heure de l’apéro : Midi !
    Sourire exigé !
    Pour tout renseignement : 06 67 12 61 81
    Les exposants sont invités à s’installer à partir de 11 H

    (Pour agrandir, cliquez sur la photo)

     

  • J’ai 56 ans

    Depuis que je suis né, au siècle dernier, la misère est devenue ma seule patrie.

    D’une, n’ayant pas choisi, livré à moi même, sans mode d’emploi tangible, j’ai grandi en son sein et appris la plupart des techniques « maquisardes » pour y survivre, légales ou pas. En cela réside ma seule liberté puisque n’ayant rien, qu’aurais je de plus à perdre que d’ignorer les règles qui en interdisent l’égalité des chances dans cette vie en société où se berce l’exclusion ?
    Au nom de quel bonheur surfait me ferait on respecter autre chose que le droit à la vie ?
    Donc je me surprends à rêver d’un monde meilleur, à ma façon, sans règle définie et j’avance à vue…
    Et puisque la destinée de chaque humain est de mourir dans un coin, je ne vois pas qui sur cette terre m’interdirait de crever l’arme à la main plutôt qu’un genou à terre ?

    Ce n’est pas exceller en délinquant que de survivre de la sorte, juste de la légitime « défiance » à l’égard de ce que l’on m’impose depuis que j’ai ouvert les yeux sur ce monde si glauque…
    Je ne suis pas jaloux de ce que les autres peuvent avoir, mais pourquoi eux et pas moi ?
    Pour que tout le monde soit content, cela ne tiendrait à pas grand-chose…
    Un brin de partage…
    J’ai donc choisi le partage du peu que j’ai comme arme de proximité…

    Deux, le toit et le casse croûte sont existentiels et j’ai vite appris qu’il fallait se battre pour ça, si je voulais me réveiller le lendemain matin… Et ça, c’est pareil pour tout le monde, avec ou sans moyen…
    Pas besoin d’allumer la télé, ni même d’entendre les salamalèques politiques pour épiloguer sur un frigo vide qui n’offre que le vent à croquer et la froidure d’une unique couverture : les étoiles. On passe tout son temps à chercher à bouffer et un endroit pour s’abriter, on appelle cela l’instinct de survie et cela peut durer toute une vie de ce que j’en vois…
    Difficile de capitaliser de la sorte et s’il y a une chose que l’on engrange, ce sont les rides du temps qui passe…

    L’injustice a su marquer le cuir qui me sert de peau…

    Mais, même si je suis blindé à force d’en prendre dans la tronche, je n’ignorerais jamais ces enfants qui ne choisissent pas d’avoir faim et froid et qui grandissent à l’abri du partage… à en devenir Sans Destin Fixe !

    Alors construisons ensemble cette maison qu’est le 115 Du Particulier pour leur restituer cette dignité du tout à chacun.
    Partage…
    Brann du Senon

    (Pour agrandir la photo, cliquez dessus)

  • FLAGRANT DÉLIT D’INTOX

    Avec de telles inepties enseignées aux gamins, comment peut-on espérer avoir une action sociale de demain objective et réaliste ?
    Exemple : On parle ici de 141 000 sdf dont 30 000 enfants. Mais d’où sort ce chiffre qui ne ressemble à rien ?

    Si l’on considère que nous disposons en France d’un parc de 120 000 places d’hébergements d’urgence comme il est si souvent balancé par les pouvoirs publics en pâture médiatique, il ne devrait y avoir que 21000 personnes sur le carreau, donc sans solution d’hébergement.
    Alors pourquoi le Samu social, grand gérant du 115 national, soit de ce parc de 120 000 places, pleure à qui veut l’entendre que 75 % des demandes de mises à l’abri qui lui sont adressées restent sans solution ?

    Est-ce que les 21 000 personnes privées de solution représentent les 75 % en question ?

    Je ne suis pas un fer en maths, mais il manque ici plus d’une retenue !

    Et c’est ce type d’informations que l’on inculque aux mômes, soient à ceux qui sont censés assurer l’avenir de l’action sociale française…
    Mise à part prendre le mur, je ne vois pas comment nous pourrions éradiquer le problème SDF avec ce genre de conneries !
    Personnellement ma colère a encore de beaux jours face à ces antinomies parce que l’exclusion et l’inégalité des chances ne sont pas prêtes de disparaître du paysage de l’abjection.

    Qui m’aime me suive !

    Brann du Senon

    https://www.infirmiers.com/etudiants-en-ifsi/cours/cours-pauvrete-etymologie-signification.html

  • Rappelles toi … Martial!

    Rappelles toi, déjà quatre ans sur cette même route…

    Les News du Village
    du 13/04/13
    Six heures du mat’…

    Le ciel porte encore un fichu gris sur des cheveux mouillés…
    Et la vie peine à voir le jour…
    Le téléphone sonne…
    Déjà…

    Martial vient de fermer son parapluie…
    Le 26 février, on accueillait Martial !
    Il mettait le clignotant après avoir passé prés de quatre ans
    à la rue…

    La vraie rue, les ponts, le froid tout le temps…
    La rue qui esquinte de partout et qui met des beignes là
    où y faut pas !
    Là où on n’a pas vraiment mal, mais qui sournoisement
    ronge la paillasse jusqu’à ce que…
    Boucan, casse couille, décalé, perché…

    Fâché avec la savonnette, accroc à la batterie et
    le rythme à fleur de peau, il barrait dans des solos de
    bidon ou de couvercle de poubelle… Sur Seine…
    Au son des courants d’air…

    Il fumait de tout et de rien, et souvent de rien, du n’importe quoi…
    Des mégots ramassés dans les couloirs du métro…
    Des feuilles d’arbre roulées dans du journal…
    Pas vraiment pour arranger les éponges…
    Bien qu’érudit, la réalité n’avait pas d’emprise sur lui…
    Tant qu’il y avait de la lumière…

    Un gamin de 50 piges qui avait vu son Daron se tirer une balle
    dans la tronche et une mère barrée en HP et y finir sa route…
    Forcément, ça marque à…vie……
    Le 30 Mars, Martial ne se sentait pas bien…
    La boite à rythme avait des ratés…

    Pompiers… Urgence… Observations… Urgence !
    Le 8 avril, transfert à la salle Pé’ !
    Perf ! Opération à cœur ouvert pour des caillots…
    Le palpitant a tellement morflé par l’abus du« sans confort »,
    qu’il a fallu le placer tout de suite en « complète assistance artificielle »,
    après…

    Pas seulement le cœur, mais aussi les reins… Les poumons…
    Diagnostic émit par le chirurgien :
    « 10% de chance de surmonter l’opération tellement il est touché !…
    Il faudrait le transplanter… Mais avec la vie qu’il mène, pas sûr
    que cela tienne… Et puis cela coûte cher… Fin de l’histoire ! »
    Voilà comment on te range un homme « de rien »…
    Voilà comment on crève par la volonté d’un serment d’hypocrite
    au service de l’oseille !

    Que Martial soit attaqué comme il l’était, n’avait-il pas droit d’être un homme
    à sauver et non un tiroir caisse à transplanter ?
    Tu pues chirurgien !
    J’ai envie de dégueuler, là ! Tout de suite !…
    J’ai la haine qui me broie la boy ace comme ce n’est pas permis !
    Bande d’enc….és !

    En 2013, comme en 2017, Sauver un homme ne tient qu’à l’oseille !
    Écoutes Martial !
    Ce n’est pas parce que tu viens de rater ta dernière répéte’,
    que tout va s’arrêter !
    J’ai moi même raté une manif’ cet après midi pour être encore
    un peu avec Toi…

    Écoutes, Nous allons continuer pour Toi !
    Nous allons continuer pour que les « Comme Toi » soient une fois
    pour toutes : RESPECTE !!!

    Nous allons leur faire comprendre à ces ordures que la vie n’est pas
    une question d’oseille, mais un droit inaliénable !

    So long Broth’
    Sur fond de « Starway to heaven » de Led Zep
    Brann du Senon

    (Pour agrandir image, cliquez dessus)