L’actu du sans-abri

  • Une belle histoire

    Bonjour je voulais vous faire part de mon histoire. Je suis une maman avec une maison et un travail. J’ai rencontré Iris, une jeune fille de 23 ans Sdf qui vivait en Lorraine et qui ne pouvait pas évoluer professionnellement étant donné qu’elle n’avait pas d’adresse. Je lui ai proposé de venir vivre chez moi pour passer son diplôme de conseiller funéraire.. La cohabitation s’est révélée géniale. Elle a obtenu son diplôme avec la meilleure note de la session. Et à été embauchée sur Lyon. Cela faisait 6 mois qu’elle vivait sous mon toit..Un rayon de soleil. Elle est partie ce matin. J’ai le cœur lourd.. Si lourd.. Mais je suis tellement fière d’elle et tellement fière d’avoir pu lui permettre de ne pas sombrer. Ce message.. Pourrait encourager celles et ceux qui.. Comme moi souhaite aider.. La preuve ça marche.. Merci beaucoup. Anahys Stone

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  • De la rue à Sciences Po….

    De la rue à Sciences Po,
    En passant par le partage…

    « Comme on dit souvent la vie nous réserve parfois des surprises. Et le plus souvent quand on le dit, c’est pour signaler une difficulté imprévue à laquelle nous devons faire face. La question que l’on pourrait se poser serait de savoir comment faire face. Mais, la vérité est que nous recherchons tous la lumière, la fortune, le bonheur, peu importe le nom. Mais parfois, pour la ou les trouver, il faut se confronter à l’obscurité. C’est en tout cas, c’est ce qui m’est arrivé quand je me suis retrouvé à la rue avec ma valise, en plein hiver, pile au moment des examens et obligé de suspendre la rédaction de mon mémoire de fin d’études. J’en ai vécu des expériences du haut de mon jeune âge mais, je crois que celle-là restera la plus intéressante et surtout la plus inoubliable. Je me suis toujours imposé à moi-même certains principes dont le fait de ne pas juger et toujours essayer de comprendre le pourquoi du comment. Ce principe valait aussi pour toutes ces personnes qu’on rencontre dans les métros, dans les gares, la rue à tendre la main. Après avoir personnellement vécu le carton d’un réfrigérateur comme couchage dans la gare de Lyon, de faire tout beau le lendemain dans les toilettes payantes et me fondre dans la masse comme si de rien n’était pour aller en cours ; et cela pendant près de 2 semaines, j’ai encore plus de respect pour ces personnes qui y sont dans cette situation depuis des mois, des années et qui essaient tout de même de garder le peu ou très peu de dignité qu’ils ont. Et pourtant, je me devais de trouver cette lumière, c’était l’unique objectif.

    Alors, j’appelais chaque jour au 115 pour tenter ma chance. Mais à mon avis, il ne devait pas en rester beaucoup. Mais dans ta persévérance, tu te rends compte qu’il y a aussi des gens, dans l’obscurité, qui aident à atteindre cette lumière. C’est ce qui m’ait arrivé le 3 février lorsque mon interlocutrice du 115 (officiel) me renvoie sur un site le 115 du particulier et un numéro de téléphone qui s’avèrerait plus tard être celui d’un certain Brann du Senon. Grace à ce site et cette formidable et magnifique initiative, j’allais enfin avoir l’occasion de finir mon mémoire et accessoirement un lit. En allant sur la page Facebook du site, je me suis dit, la solidarité, l’entraide marchent encore dans ce monde. Et coup du destin, karma, Bouda, appelons ça comme on veut, une dame venait de poster son annonce dans l’Oise, en Picardie. En la contactant, je ne m’attendais pas à grande chose à part un endroit où dormir au chaud. Mais, à notre arrivée chez elle, plutôt dans la journée, cette inconnue avait acheté un nouveau lit, matelas et tout ce qui va avec. Je ne la connaissais pas du tout et elle non plus ne me connaissais pas. Mais, elle m’a fait confiance et m’a accueilli chez elle. Et pour ça, je ne la remercierai jamais assez.

    Grace à elle, j’ai fini mon mémoire que je dois d’ailleurs soutenir bientôt et je continue d’aller en cours. Car, je suis actuellement en Master 2 relations internationales en enseignement à distance(EAD) à Grenoble. L’enseignement à distance me permet ainsi de continuer mon cursus bachelor en Communication/Marketing. Avec tous mes problèmes ces derniers mois, j’avais décidé, la mort dans l’âme, de suspendre certains de mes projets, notamment, ma participation au concours d’entrée à l’Ecole des Affaires Internationales de Sciences Po Paris. Mais, face au courage de cette formidable femme, à ceux de toutes ces personnes, qui ne me connaissaient pas du tout, mais qui m’ont quand même ouvert leur maison, je l’ai passé il y a quelques temps.
    Je tenais donc à remercier aussi toutes ces personnes formidables qui m’accueillent quand je dois aller à l’école dans la semaine sur Paris. Mes chaleureuses remerciements vont particulièrement à Anne-Cécile, toujours souriante et prête à m’accueillir. Merci pour tout. Toutes ces personnes qui ouvrent leurs portent donnent une seconde chance à ceux et celles qu’elles hébergent. Et pour moi, ça c’est inestimable.

    Je ne saurai terminer sans mentionner et remercier aussi, Christine Munsch qui a eu l’immense gentillesse de m’accueillir chez elle pour mon stage. Même si plusieurs âmes charitables se soient manifestées pour m’offrir leur aide – qu’elles en soient ici remerciées – les distances étaient relativement longues. Alors même que j’avais l’intention de laisser tomber ce stage, Christine nous a contacté il y a quelques jours. Me permettant ainsi d’avoir l’opportunité de faire ce stage de 4 mois dans une magnifique entreprise.  »

    De Fousseni Fane

    **************************

    Mémo du partage, leitmotiv du 115 DP :

    -Annonce de Laurence Crouzet du 3 fébvrier 2017
    Offre d’hébergement dans la région de Beauvais. Voir l’annonce sur le site. Je peux accueillir jusqu’à 3 personnes, enfants bienvenus. Durée à définir ensemble.

    -Fousse contacte Laurence à travers la plateforme du 115 DP le 3 février 2017

    -Laurence accueillait pour la première fois et elle nous contacta ce même jour pour cadrer sa démarche

    -Le 4 février, Fousse arrive chez Laurence et la vie s’organise pour que le môme puisse reprendre son destin en main

    -Pour valider son Bachelor, il fallait que le gamin fasse un stage de quatre mois en entreprise. Début Mai, le 115 DP met en relation Fousse avec Carine, notre chef d’entreprise de coeur et de la première heure de notre mouvement citoyen. Il s’ensuit un entretien d’embauche qui déboucha sur le fameux stage de quatre mois…

    -Le stage se déroulant sur Meaux en Seine et Marne, le problème hébergement se posa instantanément, car Beauvais/Meaux en transport se traduisait par trois heures et demi de transport… Donc nous lancions un appel sur la toile.

    -Le 17 mai, Fousse se rend aux épreuves du concours de Sciences Po

    -Deux jours avant son embauche, rien de précis se profilait au niveau hébergement ou alors les propositions faites n’étaient pas viables, trop éloignées… Donc relances de l’appel… Et le merveilleux se produisit : Christine accueillait Fousse la veille de l’embauche, soit le 23 mai !

    -Samedi 27 mai, Fousse revient dans l’Oise pour s’y ressourcer et… le soir, autour d’une citronnade Fousse, d’une main quelque peu tremblante, tendit à Laurence une lettre de Sciences Po qu’elle décacheta avec la même fébrilité… C’était le résultat de ce concours… et nous vous la partageons aujourd’hui !
    La larme était au rendez vous de l’émotion et ce, pour tous…
    Bravo « mon » Fousse !
    A mon tour d’exprimer tous nos remerciements à cette fabuleuse famille qu’est le 115 DP !
    Quelle Belle Victoire sur la négation sociale !

    Brann du Senon

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  • Marche ou crève!

    Depuis cinq ans, c’est la vie du Village du 115 Du Particulier…
    Cette communauté de Sans Abri…
    Un endroit qui « n’existe » pas vraiment sur les tablettes sociales, celles du monde…
    Un autre monde presque…
    En résistance…

    En autarcie, aussi, par la force des choses…
    Dans un concept auto-géré…
    Parce qu’à force de vivre sans réel mode d’emploi social viable et dans cette incommunicabilité que le matérialisme impose dans sa course où l’humain a de moins en moins de place, on ne peut que verser dans l’exclusion, la marge et la réaction si on veut survivre !

    Oui, ce n’est plus de la vie, mais de l’instinct de survie…
    Alors livré à soi-même, il n’y a pas trente six solutions : C’est marche ou crève !
    Car la misère, quand tu la prends dans la tronche, elle ne tergiverse jamais !
    Elle frappe sans pitié !

    Pas d’autre choix possible si tu veux connaître un lendemain…
    Et puis en conscience, n’ayant rien, qu’aurait-on de plus à perdre ?
    Pourquoi continuer à courir après « des modèles sociaux d’insertion inaccessible » eux mêmes en situation d’échec, tendant à planifier le no-futur de notre propre équilibre, de notre propre avenir ?
    A moins d’être maso, pourquoi continuer à se cogner la tête contre des portes irrémédiablement closes par l’égoïsme qu’engendre la « surconsommation » aveugle et sourde des autres ?

    Où est l’intérêt d’y vivre plus longtemps por y crever sans réagir ?
    Pourquoi se traîner à longueur de vie des gamelles sociales, familiales, professionnelles qui rognent l’espoir d’un demain plus paisible ?
    Le contraire de l’égoïsme reste le partage et il ne peut disparaître que par une solidarité raisonnée.
    L’Abbé le disait et je ne fais qu’en être l’écho à travers le 115 DP…
    Pas de compteur d’eau, ni électrique, sans boîte aux lettres accrochée au sac à dos, sans repère qui rattache à la norme…
    Privés de reconnaissance sociale, on s’est pris par la main et on a créé un lieu où on existe à nouveau : Le village… NOTRE VILLAGE !
    Et puis pourquoi continuer à prendre des rendez-vous superflus avec le système, soient les factures du proxénétisme social légalisé alors que tu ne sais pas où bouffer, ni même où dormir ?… Ces factures qui sont issues de besoins artificiels liés aux dépendances sociétales , ces drogues imposées d’état, la norme quoi !…
    Un SDF sur quatre bosse et dort dans une cave ou dans une bagnole !
    Elle est où la justice sociale, là ?

    J’affirme que l’autarcie est une réponse, pas la réponse, même si elle engage une « démerde » qui verse dans des techniques maquisardes… Récupe’, recyclage, micro élevage, jardin…
    A la finale, on ne coûte toujours pas une thune à la collectivité puisqu’on mange grâce aux poubelles des supermarchés !
    On ne vit pas des restes, mais des rebuts, un peu comme on nous « classe »…
    C’est donc une histoire logique qui ne déborde pas de son cadre…
    ON NE DOIT RIEN !

    Quelque part, c’est de la légitime défense pour que vive l’auto assistance à personnes mises en danger…
    Calée en mode survie qui se libère peu à peu du joug matérialiste, ELLE a la chance d’avoir son endroit à elle…
    Et la preuve que cela est accessible !
    Que cela n’arrive pas qu’aux autres !
    Il suffit d’en chasser le doute !

    L’homme a trop besoin de s’exprimer pour exister, pas de se taire !
    Il n’est pas né pour mourir socialement !
    Crever dans l’anonymat, d’accord, mais debout !
    C’est une façon de découvrir qui on est vraiment puisqu’on se surprend enfin à laisser parler l’ humain, le vrai, celui qui ne coûte pas grand chose et qui forge les rapports authentiques parce que le coeur se libère ENFIN de chaînes inutiles quoi…
    C’est bon d’être soi, de s’appartenir et de ne plus porter des costumes jamais à sa taille, trop étriqué ou trop large, ceux qui mettent mal à l’aise la plupart du temps et qui interdisent toute considération pour l’autre, ceux qui se plient aux regards de l’égoïsme, ce diktat « étrangement » étranger de son propre regard.
    Juste un costard à sa taille, celui qui ne rentre que dans une case : La sienne, pas celle du voisin, ni plus ni moins, soit sa place.

    Un costard qui, rappelons le encore et encore avec détermination, demande à chaque instant des efforts de cohérence et qui ne peut pas compromettre son devenir dans l’alcool ou la came sans risquer de continuer à vivre dans la fuite et l’assistanat. Sans investissement personnel, rien n’est possible.
    Et puis, entre le festif occasionnel qui réunit des potes de temps en temps et la dépendance de tous les jours liée à la consommation de produits « illicites et chers », il y a une frontière qui n’est pas toujours visible quand on verse quotidiennement dans un monde artificiel, faute d’être conscient des réalités de la vie, et en l’occurrence de cette misère qui ne fait jamais de détail quand elle s’abat sur l’homme.

    C’est pourquoi notre Village ne sera jamais un ghetto et se mettra à l’abri de ceux qui n’ont pas la volonté de se reconstruire.
    Dans notre Village, on ne se contente pas d’y REVIVRE avec trois fois rien…
    Parce que avec ce trois fois rien, on trouve TOUJOURS le moyen d’en redistribuer !
    Oui, les gens de ce village maraudent à leur tour, s’organisent pour soutenir les plus démunis en offrant la soupe, des fringues, des abris…
    L’essentiel…
    Partage…
    Solidarité…
    Avec Vous et grâce à Vous
    Brann du Senon

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  • Sans destin fixe, mode d’emploi!

    Lorsque l’on est bien calé dans son quotidien, le sans abrisme n’a rien de prioritaire dans l’esprit des gens et on vit à côté sans vraiment le voir… Il y a bel et bien une logique à cela… D’un côté, les engagements sociaux des uns et des autres, le boulot, les contraintes matérielles assujetties à la régularité des salaires, les devoirs familiaux… finissent par ne laisser que très peu de place dans nos vies de tous les jours pour autre chose…

    D’un autre côté, « les égoïsmes » qui en découlent, en deviennent presque légitimés et sont passablement entretenus par une politique sociale saisonnière que les médias relaient en l’absence de « sensationnel »…
    S’ajoute à cela les enrobages populistes et les jugements avinés qui parfument si bien l’exclusion quand il n’y a rien d’autre à faire que démissionner…

    Ainsi va la loi du mépris qui encense le système : Faire l’autruche !…
    En somme, un clodo, ça n’a le droit de citer qu’en hiver.
    Mais qu’en est-il le reste du temps ?
    Qui, en réalité, se soucierait que l’exclu n’a pas le même calendrier qu’un pékin inséré dans le mouv’ social ?
    Évidemment, un clodo, ça ne rapporte rien à la collectivité…
    Ça coûte du RSA !

    C’est vrai qu’avec 500 balles, c’est le bonheur qui frappe à la lourde…
    Sauf qu’un clodo reste un homme à part entière et sa misère n’a pas vraiment de trève, avec ou sans RSA…
    L’hiver, c’est toute l’année !…
    Le dernier rapport 2016 de la fondation Abbé Pierre dénombrait 894 500 personnes privées de domicile personnel, soit des gens qui n’ont pas de toit à eux ou plus communément appelés Sans Domicile Fixe puisqu’ils n’ont pas de boite aux lettres (fiscale) rivée sur le sac à dos…*

    A savoir que ce chiffre ne peut être qu’approximatif, étant donné qu’il s’agit là de personnes ayant eu accès aux services sociaux, exclusivement et qui par le fait, ont laissé des traces administratives. la réalité en est toute autre… Le double peut être ?… En effet, comment recenser avec précision CEUX qui ne font pas appel aux services sociaux et ce pour « X » raisons ? (Méconnaissance du droit au logement, méfiance administrative, lenteur, découragement par exemple…)
    En parallèle, en janvier 2014, l’INSEE recensait 2 640 000 logements vacants en France. Certes, tous ces logements vides ne le sont pas toujours pour les mêmes raisons : immobilisme financier, insalubrité, etc…**
    Au vu de ces chiffres livrés brut de pomme en pâture médiatique et qui révèlent néanmoins un sérieux malaise social, comment ne pas se surprendre à se demander pourquoi le Sans Abrisme existe ?

    Oui, comment ne pas être amené à faire un calcul sommaire qui induirait cette réflexion ?
    Prenons ces 2 640 000 logements VIDES divisés par les 894 500 personnes privées de domicile personnel…
    Cela donne un peu plus de TROIS possibilités de logement par individu !
    Force est de constater que ce résultat suscite comme un arrière goût d’injustice sociale et laisse entendre que le sans abrisme n’est pas le fait du simple manque de logement !

    Un constat qui n’en reste pas moins antinomique aux règles républicaines, notamment le Droit Au Logement Opposable (DALO) instauré par la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007*** et les articles L.345 2-2 et L.345 2-3 du Code de l’action sociale et des familles ****
    Entre autres, puisqu’il existe aussi tout un dispositif juridique concernant la réquisition de logements vides*****
    Par conséquent, si ces lois étaient observées comme il se doit, il n’y aurait pas de SDF dans nos rues.
    Alors pourquoi les pouvoirs publics et les élus ont ils toute latitude de ne pas observer la législation française en matière de droit au logement, et ce en toute impunité apparemment, puisque cette situation perdure au rythme des inégalités qui s’accroient ?
    A qui peut bien profiter cette situation qui prive quelques 894 500 personnes de dignité citoyenne ?
    Car il s’agit bien de dignité citoyenne quand un être est privé de toit… L’hygiène devient aléatoire, le repos, la stabilité sociale en somme, soit le droit à la vie normale, équilibrée…

    Rappelons ici les dispositions de l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :
    “Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme
    Article 25. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.”
    Cette déclaration qui fait partie intégrante du bloc de constitutionnalité français ! Et dont la France cherche à s’écarter au nom d’un état d’urgence… Mais quelle France le souhaite ?…******

    Quelles prérogatives peuvent alors autoriser les pouvoirs publics et les élus de mépriser les fondements mêmes de la constitution française ?

    L’Etat est donc HORS LA LOI en se plaçant au dessus des lois qu’il impose aux citoyens !
    AU NOM DE QUOI CETTE INJUSTICE SE BANALISE ?
    Serait-ce au nom du Peuple Français que l’on réprime pourtant à la moindre infraction ?
    Que comprendre ?
    Brann

    *http://www.fondation-abbe-pierre.fr/21e-rapport-etat-mal-lo…
    **http://www.francetvinfo.fr/…/2-6-millions-de-logements-vaca…
    ***http://invalid.invalid/
    ****http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do…
    *****http://www.adil31.org/…/Adi…/publications_pdf/log_vacant.pdf
    ******http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloc_de_constitutionnalit%C3%A9

  • Nouvel appel urgent à l’évidence!

    CAR C’EST A NOUS DE PARTAGER !
    ET PARCE QUE L’HIVER, C’EST TOUTE L’ANNÉE QUAND ON EST A LA RUE…

    Vous êtes de plus en plus nombreux à répondre à cet élan de solidarité envers les Sans Abri que le 115 Du Particulier porte depuis cinq ans et je ne vous en remercierais jamais assez… Car le partage prend ici toute sa force et ça, c’est tout simplement merveilleux !
    Depuis cinq ans, nous multiplions les formes de communication pour informer le plus grand nombre de nos actions afin de démontrer que tout est possible, la preuve :
    VOUS ETES prés de 19 000 citoyens à être là POUR NOS POTES DE LA RUE !

    Aujourd’hui, plus qu’hier, il nous faut répondre à leur détresse pour que nos rues ne se transforment pas en morgue…
    N’oublions pas que 6730 Sans Abri y ont trouvé la mort en trois ans en France…
    Il faut que le partage que nous proposons « arrive » à destination, plus qu’hier encore avec cette exclusion qui n’en finit pas de grossir et il nous faut remettre un coup de collier en matière de communication pour que les laissés pour compte sachent que nous sommes là pour EUX.

    C’est l’unique moyen de briser l’isolement dans lequel ils s’enferment et que nous les enfermons avec nos égoïsmes sociaux…
    C’est donc devant cette urgence PERMANENTE que je lance un nouvel appel :
    Nous vous proposons d’imprimer ces petits flyers et de les distribuer à tous les Sans Abri que vous croiserez, histoire de les informer que des solutions de mise à l’abri existent.

    N’hésitez pas à les déposer en mairie, dans les commissariats, dans les gendarmeries, dans les urgences des hôpitaux, les coller en vitrine ou à en mettre dans les commerces, partout où nous les croisons…
    Tous les SDF n’ont pas de téléphone, ni même internet, or c’est bien à nous de leur faire savoir que nous sommes là pour eux et de relayer leur EXISTENCE.

    Au besoin, relayez leurs besoins sur nos supports :
    Standard du 115 Du Particulier : 06 67 12 61 81

    Sur nos pages Facebook

    Sur notre site national : www.le115duparticulier.fr

    Multipliez les initiatives spontanées de maraudes citoyennes !
    Un bol de soupe chaude à partager a beaucoup plus d’impact que n’importe quel discours :
    IL REDONNE VIE !…

    Un bout d’écharpe ou de pull oublié dans un placard aura plus de chaleur à donner à celui qui n’a que le ciel pour maison…
    N’oubliez pas :
    Ce n’est pas la grosseur du geste qui compte, mais bien le geste partagé qui compte vraiment…
    Merci d’exister !

    Bisou sur le coeur

    Brann du Senon

    PS : Pour les flyers, c’est pas compliqué…
    On copie, on coupe et on distribue sans modération !
    Si tout le monde en distribue une poignée…

    Pour télécharger le fichier en taille originale, cliquez dessus