L’actu du sans-abri

  • La soupe citoyenne

    LA SOUPE CITOYENNE est le partage de la soupe de l’amitié que le 115 Du Particulier apporte là où la détresse sévit…
    Oui le partage en est le fil conducteur…
    Sans chichi, sans blabla, sans fioriture administrative, elle est une réponse directe à l’exclusion que notre société développe dans ses courses à l’individualisme et à l’égoïsme.
    Une soupe qui rappelle que plus de DIX MILLIONS de personnes, en France, sont en dessous du seuil de pauvreté, soit une personne sur sept !… *
    Le 115 Du Particulier collecte des invendus auprès de commerçants généreux et conscients de cette dégradation sociale. Oui conscients que jeter des denrées consommables reste ni plus ni moins un crime contre l’humanité alors que la précarité de la rue ou d’ailleurs, mais en France toujours, a provoqué la mort de 6730 laisser pour compte en trois ans !… **
    Oui, ce n’est pas parce que l’on paye un loyer que l’on peut nécessairement remplir un frigo…
    Dix millions de personnes sont dans ce cas…
    Dix millions de personnes souffrent de carences alimentaires et ainsi privées d’équilibre, leur santé se précarise au rythme des privations…
    Dix millions de personnes privées du droit de se nourrir « NORMALEMENT » dans la cinquième puissance mondiale !
    Qui sont-elles ?
    Toi, moi, Monsieur tout le monde…
    Du retraité avec des ressources toujours rognées au travailleur modeste…
    Un Sans Abri sur quatre travaille et dort dans une voiture ou dans une cave…
    Du chômeur à la famille modeste…
    Un Père, un Frère, un Cousin, un Pote, un Voisin…
    Enfin quelqu’un sur qui la misère ne se voit pas forcément…
    Mais toujours un proche…
    Un pan de société qui survit dans une pauvreté de plus en plus banalisée…
    Le 115 Du Particulier redistribue intégralement ses collectes par le partage des soupes citoyennes et répond ainsi à l’assistance à personnes mises en danger par la précarité.
    Des soupes confectionnées PAR LES RÉSIDENTS de notre Village de Sans Abri, faites comme à la maison et distribuées par ces mêmes résidents, des citoyens comme toi et moi qui ne se contentent pas de recevoir, mais QUI DONNENT à leur tour…
    Des soupes apportées dans les quartiers modestes ou les cités dortoirs, mais toujours au coin d’une rue d’un village ou d’une ville…
    La pauvreté n’est pas un choix…
    Elle a aussi ses droits en République
    Et sa reconnaissance passe par le partage.
    La pauvreté n’est pas honteux !
    Au delà de toute fausse pudeur,
    Viens casser la croûte avec Nous !
    Autour d’une soupe, on discutera de ce que l’on peut faire ensemble…
    Pour connaître nos points de distribution, ne pas hésiter à contacter le standard du 115 Du Particulier : 06 67 12 61 81
    Des affichages locaux les annoncent…
    Comme à Souppes sur Loing 77 tous les lundi à 18h30, à Voulx 77 tous les mercredi à 18h30, à Lorrez le Bocage 77 à 18h30, entre autres…
    Mais pourquoi ne pas en organiser une dans ton quartier ?
    Ta ville ?
    A bientôt
    Brann du Senon
    Président du 115 Du Particulier

  • Sans Destin Fixe, mode d’emploi

    Sans Destin Fixe mode d’emploi
    Lorsque l’on est bien calé dans son quotidien, le sans abrisme n’a rien de prioritaire dans l’esprit des gens et on vit à côté sans vraiment le voir… Il y a bel et bien une logique à cela… D’un côté, les engagements sociaux des uns et des autres, le boulot, les contraintes matérielles assujetties à la régularité des salaires, les devoirs familiaux… finissent par ne laisser que très peu de place dans nos vies de tous les jours pour autre chose…
    D’un autre côté, « les égoïsmes » qui en découlent, en deviennent presque légitimés et sont passablement entretenus par une politique sociale saisonnière que les médias relaient en l’absence de « sensationnel »…
    S’ajoute à cela les enrobages populistes et les jugements avinés qui parfument si bien l’exclusion quand il n’y a rien d’autre à faire que démissionner…
    Ainsi va la loi du mépris qui encense le système : Faire l’autruche !…
    En somme, un clodo, ça n’a le droit de citer qu’en hiver.
    Mais qu’en est-il le reste du temps ?
    Qui, en réalité, se soucierait que l’exclu n’a pas le même calendrier qu’un pékin inséré dans le mouv’ social ?
    Évidemment, un clodo, ça ne rapporte rien à la collectivité…
    Ça coûte du RSA !
    C’est vrai qu’avec 500 balles, c’est le bonheur qui frappe à la lourde…
    Sauf qu’un clodo reste un homme à part entière et sa misère n’a pas vraiment de trêve, avec ou sans RSA…
    L’hiver, c’est toute l’année !…
    Le dernier rapport 2018 de la fondation Abbé Pierre dénombrait prés de 900 000 personnes privées de domicile personnel, soit des gens qui n’ont pas de toit à eux ou plus communément appelés Sans Domicile Fixe puisqu’ils n’ont pas de boite aux lettres (fiscale) rivée sur le sac à dos…*
    A savoir que ce chiffre ne peut être qu’approximatif, étant donné qu’il s’agit là de personnes ayant eu accès aux services sociaux, exclusivement et qui par le fait, ont laissé des traces administratives. la réalité en est toute autre… Le double peut être ?… En effet, comment recenser avec précision CEUX qui ne font pas appel aux services sociaux et ce pour « X » raisons ? (Méconnaissance du droit au logement, méfiance administrative, lenteur, découragement par exemple…)
    En parallèle, en janvier 2014, l’INSEE recensait 2 640 000 logements vacants en France. Certes, tous ces logements vides ne le sont pas toujours pour les mêmes raisons : immobilisme financier, insalubrité, etc…**
    Au vu de ces chiffres livrés brut de pomme en pâture médiatique et qui révèlent néanmoins un sérieux malaise social, comment ne pas se surprendre à se demander pourquoi le Sans Abrisme existe ?
    Oui, comment ne pas être amené à faire un calcul sommaire qui induirait cette réflexion ?
    Prenons ces 2 640 000 logements VIDES divisés par les 900 000 personnes privées de domicile personnel…
    Cela donne un peu moins de TROIS possibilités de logement par individu !
    Force est de constater que ce résultat suscite comme un arrière goût d’injustice sociale et laisse entendre que le sans abrisme n’est pas le fait du simple manque de logement !
    Un constat qui n’en reste pas moins antinomique aux règles républicaines, notamment le Droit Au Logement Opposable (DALO) instauré par la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007*** et les articles L.345 2-2 et L.345 2-3 du Code de l’action sociale et des familles ****
    Entre autres, puisqu’il existe aussi tout un dispositif juridique concernant la réquisition de logements vides*****
    Par conséquent, si ces lois étaient observées comme il se doit, il n’y aurait pas de SDF dans nos rues.
    Alors pourquoi les pouvoirs publics et les élus ont ils toute latitude de ne pas observer la législation française en matière de droit au logement, et ce en toute impunité apparemment, puisque cette situation perdure au rythme des inégalités qui s’accroient ?
    A qui peut bien profiter cette situation qui prive quelques 900 000 personnes de dignité citoyenne ?
    Car il s’agit bien de dignité citoyenne quand un être est privé de toit… L’hygiène devient aléatoire, le repos, la stabilité sociale en somme, soit le droit à la vie normale, équilibrée…
    Rappelons ici les dispositions de l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :
    “Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme
    Article 25. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.”
    Cette déclaration qui fait partie intégrante du bloc de constitutionnalité français ! Et dont la France cherche à s’écarter au nom d’un état d’urgence… Mais quelle France le souhaite ?…******
    Quelles prérogatives peuvent alors autoriser les pouvoirs publics et les élus de mépriser les fondements mêmes de la constitution française ?
    L’Etat est donc HORS LA LOI en se plaçant au dessus des lois qu’il impose aux citoyens !
    AU NOM DE QUOI CETTE INJUSTICE SE BANALISE ?
    Serait-ce au nom du Peuple Français que l’on réprime pourtant à la moindre infraction ?
    Que comprendre ?
    Brann
    *http://www.fondation-abbe-pierre.fr/…/23e-rapport-sur-letat…
    **http://www.francetvinfo.fr/…/2-6-millions-de-logements-vaca…
    ***http://invalid.invalid/
    ****http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do
    *****http://www.adil31.org/…/Adi…/publications_pdf/log_vacant.pdf
    ******http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloc_de_constitutionnalit%C3%A9

  • Opération Patates!

    OPÉRATION PATATES !!!

    Le 19 juin 2018, Eloi D. contactait en mp le 115 Du Particulier :
    « Bonjour, Un producteur de ma région cherche à donner plusieurs tonnes de pommes de terre en parfaite état, au lieu de les détruire, en passant par une association. Elles sont à enlevées en sacs dans les 15 jours. Pouvez vous être intéressé et organisé pour que je vous mettes en relation ? Merci. Eloi D.

    20/06/2018 :
    J’entrais en contact avec Eloi qui me mit en relation avec Armelle, la productrice dijonnaise en question. A l’issue de la discution, nous partions sur quinze tonnes de patates !
    De quoi nourrir bon nombre de familles !
    Le tout était de réfléchir au rapatriement d’une quantité aussi importante !
    De notre côté, on aurait pu imaginer le transport avec notre camion benne 3,5 t en multipliant les enlèvements. Mais vu la distance et les frais de route que cela aurait engendré…
    Du coup, j’appelle Paulette, la « Taulière » d’Emmaüs Brie avec qui nous « bossons » au quotidien dans un partage sans fioriture, soit qui se dispense des blablas administratifs lénifiants qui emprisonnent l’ensemble des gros culs du caritatif etc…
    Nos deux entités ne perçoivent aucune subvention d’état, par choix, ce qui nous permet d’agir sans frein en matière d’assistance à personnes en danger ! Car malheureusement, c’est bien de cela qu’il s’agit avec cette sinistre réalité des 6730 morts de la rue en trois ans en France… Un chiffre que les institutions publiques ou associatives ont tendance à occulter en regardant ailleurs comme si cela n’avait pas d’importance…
    Donc, notre raisonnement commun est simple : T’as faim, manges !
    Après m’avoir gentiment traitée de cinglé au vu de la quantité…
    Nous décidions d’y réfléchir autour d’un café…
    -Moi :T’en veux combien ?
    -Paulette : Trois ou quatre tonnes, pas plus !
    -Moi : De notre côté, si on attribue 10 kg par famille, avec nos 450 familles que nous aidons chaque semaine, on arrive à quatre tonnes et demi. A ce stade, reste 7 tonnes environ à dispatcher. Je vois bien trois ou quatre tonnes pour Utopia 56 de Calais, deux autres aux Restos du cœur de Combs la ville… On est déjà pas trop mal ! Le restant sera bien distribué la semaine d’après…

    Cinq minutes plus loin, nous décidions d’affréter le camion poids lourd de la Communauté de la Grande Paroisse pour le 28/06. Fredo, le plus jeune fils de Paulette et moi assurerons le charroi et je recontactais Armelle dans la foulée pour les derniers détails…du genre : Vous déjeuner avec moi le 28 ?
    Nous : D’accord, on vient avec le dessert !

    28/06/2018 à 8 h 30, départ à Dijon. Arrivée vers midi.
    Et là, nous sommes accueillis par une petite Pépette bourrée d’énergie avec un cœur qui prend tellement de place, qu’on ne voyait que ça ! Armelle !
    Armelle est agricultrice qui donne dans la moutarde, les céréales, l’asperge, la patate et la myrtille. Autant préciser que son exploitation ne dort pas et qu’elle est entourée par des collaborateurs très volontaires et tout aussi charmants.
    Ni une ni deux, elle nous a chargé le bahut et trois quart d’heure après, nous cassions la croûte.
    A 14h30, nous reprenions la route…
    18 h, arrivée et déchargement au Village du 115 DP.

    Comme quoi : Tout est faisable avec le coeur…
    Producteurs, agriculteurs, NE JETER PLUS !
    PARTAGEZ comme Armelle
    Grâce à vous, nous pouvons combattre les inégalités sociales…

    Dés ce soir, les patates d’Armelle seront dans la distribution de Lorrez le Bocage.

    Bisous sur le cœur à tous les acteurs de cette « escapade généreuse » !

    Brann du Senon

    (Pour agrandir photos, click dessus)

  • Nos flyers pour les informer.

    On sait que beaucoup de personnes à la rue ne veulent pas aller dans les centres d’hébergement, ou ne peuvent pas y aller, car ils ont un chien. Et ce malgré les très basses températures actuelles. Le 115 Du Particulier permet la mise en relation des personnes proposant un hébergement soit temporaire, soit durable et les personnes à la rue, y compris ceux qui ont un ou des chiens.
    L’application dédiée et le site web, permet justement un tri spécifique des offres en ce sens. Si vous voyez des personnes à la rue, téléchargez auparavant ces flyers, imprimez les et distribuez les. Plus nous en informerons, plus nous en sauverons. La solidarité de tous, pour tous!
    www.le115duparticulier.fr

    (Cliquez dessus pour agrandir la photo)

  • La maraude citoyenne.

    LA MARAUDE CITOYENNE
    Même si la misère n’est pas qu’une histoire de saison,
    il faut s’organiser pour traverser l’hiver comme les autres saisons…
    Alors autant le faire dés maintenant pour ne pas être pris au dépourvu…
    Car s’y prendre au dernier moment ne se fait pas sans faire de
    victime…
    Tous les sdf n’ont pas internet et ne viennent pas sur Facebook…
    Pourquoi ne pas allez à leur rencontre en organisant une Maraude Citoyenne ?
    Même si le concept de la Maraude Citoyenne s’est banalisé avec le 115 Du Particulier
    aux temps forts de l’hiver 2012, nous n’avons pas découvert un trésor, mais ouverts en grand nos coeurs.
    Marauder n’en reste pas moins un devoir citoyen qui a pour objectif d’en finir avec les égoïsmes sociétaux et qui rentre dans le cadre de l’assistance à personne en danger. C’est aussi matérialiser la solidarité nationale qu’insufle le législateur dans ses codes.
    Marauder est un rappel vivant de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme puisqu’il exprime et matérialise la reconnaissance égale de la vie humaine.

    Marauder : c’est alors sillonner les rues, autour de chez soi, dans son quartier ou plus loin, et aller à la rencontre des sans-abri et des plus démunis afin de leur distribuer vêtements, alimentation, d’évaluer leurs besoin, de briser leur isolement, etc…
    MARAUDER, C’EST PROTEGER !
    Partager en somme…

    A/ TROUVER DES VOLONTAIRES POUR LA MARAUDE
    Sur la page fb du 115 du particulier et sur notre site http://le-115-du-particulier.fr/ , manifestez votre souhait d’organiser une maraude et ainsi vous pourrez trouver des personnes de votre région ou localité dans nos événements MARAUDES ou en créer d’autres.
    En informant, on s’informe aussi…
    Vous pouvez contacter nos « membres » en MP et leur demander s’ils font déjà partie d’une maraude ou si ils seraient ok pour en organiser une.
    Il faut des volontaires, minimum 3 ou 5, et idéalement un homme pour accompagner. Marauder la journée de préférence (un après-midi ou après le boulot, prévoir minimum 3h), bien chaussés, ne pas avoir peur d’arpenter les rues, munis d’un sac à dos ou d’un chariot à roulette avec le nécessaire).

    B/ COLLECTER LE NÉCESSAIRE
    Si vous êtes à pied (transports en commun) mettez le strict nécessaire dans votre sac à dos (ou chariot à roulettes…) Attention à ne pas trop se charger. Si vous êtes en voiture vous pouvez stocker plus de choses dans la voiture et venir y refaire le « plein » si besoin.
    Liste du nécessaire à prévoir :
    THERMOS DE CAFE OU DE SOUPE CHAUDE (Privilègier les chaudes de légumes afin de ménager toutes les sensibilités…)
    *HABITS CHAUDS (Pour l’hiver : Blousons, des sweats grandes tailles et chauds, unisexe)
    *CHAUSSETTES, ÉCHARPES, BONNETS, GANTS
    *DENRÉES ALIMENTAIRES
    Boîtes de conserves (tout en sachant que la plupart des sans abri n’ont rien pour chauffer…), sardine, thon, gâteaux secs, un gâteau fait maison ou un plat chaud si vous avez le temps de cuisiner, pain de mie, proposer une boisson chaude, thé par exemple et l’été prévoir de l’eau pour combattre la farniente.
    Ne pas oublier : RIEN, ABSOLUMENT RIEN ne peut interdire des citoyens de partager un bout de pain avec quelqu’un qui a faim !
    En considérant que 6730 personnes sont mortes de la rue en trois ans en France, la maraude citoyenne entre naturellement dans le cadre de l’ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER !
    *PRODUITS D HYGIÈNE : lingettes, dentifrice, brosse à dents, peigne, rasoirs, mousse à raser, également hygiène intime pour les femmes, protections hygiéniques, gants de toilette, serviettes de toilette…
    *CROQUETTES POUR CHIENS
    *TICKETS RESTO
    *LAMPES DE POCHE
    éventuellement si vous avez de la place
    *CHAUSSETTES
    *CHAUSSURES…
    *COUVERTURES, PLAIDS, DUVETS
    Il faut privilégier l’intervention directe, répondre à CETTE assistance à personne en danger plutôt que d’attendre le temps des cerises…
    Différer peut être fatale…
    459 morts de la rue, au moins… en 2017 (selon le Collectif des Morts de la rue)
    50 depuis le début de l’année 2018 …
    6730 victimes en trois ans selon « le quotidien du médecin » de juillet 2014…

    C/ SUR LE TERRAIN…
    Une approche douce est nécessaire, prendre le temps de parler, en se mettant à la hauteur de la personne qui peut être un peu sur ses gardes et apeurée mais qui avec une tasse de thé et un petit gâteau fait maison va peut-être s’ouvrir un peu et se confier plus facilement.
    Le vouvoiement montre que vous respectez la personne en tant que telle. Beaucoup de choses peuvent passer par le regard, alors regardez la personne dans les yeux.
    Quelques mots brisent l’isolement de l’exclusion et permet d’exister à nouveau, d’avoir sa place aux yeux de l’autre…
    Évaluez l’environnement avant d’intervenir, approchez vous en binôme, l’un reste à proximité, debout, et l’autre se met à la hauteur de la personne : si la personne est allongée, ne vous asseyez pas par terre mais mettez plutôt à genoux, de manière à pouvoir vous reculer facilement en cas d’agressivité ou d’approche trop « intime ».
    Entamer la conversation tout en douceur et lui demander ses besoins, où il dort et s’il a besoin d’un hébergement, d’aide matérielle etc.
    Le rassurer sur le fait qu’on n’est pas là pour le dénoncer ou autre mais pour voir s’il a besoin de quelque chose, les sdf peuvent se méfier d’une main tendue…
    Être à l’écoute de la personne est primordial, elle va peut-être ressentir le besoin de son confier, de raconter son parcours…
    et demander s’il y a des offres à l’endroit où la personne se trouve. Si c’est tard en fin de journée l’hébergement ne sera probablement pas trouvé pour la nuit qui vient, mais peut être une solution pour le lendemain en vous faisant l’écho de ce besoin sur nos réseaux, par exemple, et qui sait ? La magie 115 DP peut peut être répondre ?…
    Prendre si possible les coordonnées de la personne s’il possède un portable pour le recontacter plus tard lorsqu’une proposition plus pérenne se dessinera…
    Attention, vérifier si addictions ou pas…
    La rue est un milieu hostile qui peut être propice à l’agressivité ou à l’alcoolisation (il ne faut pas généraliser mais il vaut mieux être informés pour mieux réagir au cas où). Il faut analyser le terrain, détecter si les personnes sont alcoolisées ou au comportement étrange, et passer son chemin si cela vous paraît trop risqué. Si la personne est dans le besoin de soins immédiats, si urgence, appeler les pompiers.
    Si vous maraudez en voiture, ne pas ouvrir le coffre devant un groupe afin d’éviter un attroupement.
    Afin d’éviter des sentiments « d’inégalité » ou de favoritisme, essayer d’offrir la même chose à chacun…
    Gardez votre calme en toutes circonstances, le calme inspire le calme…
    En cas d’agressivité, baissez le ton et ne pas insister.
    Certaines personnes peuvent refuser votre aide et cela doit se respecter. On ne peut forcer personne…
    Ne pas essayer de faire de la quantité, mais de la qualité. Pensez à sourire
    Une formation est possible auprès d’associations comme la Croix-Rouge…

    D/ DISTRIBUTION DE TRACTS
    Pensez à imprimer des tracs et les distribuer aux personnes dans le besoin.
    (des flyers sont téléchargeables sur le nouveau site web ou ils peuvent être copiés sur nos pages FB)
    et les afficher :
    – dans les mairies,
    – dans les CCAS,
    – dans les commerces de proximité,
    – aux terminus…
    Si vous ne pouvez participer vous pouvez en parler autour de vous, il n y a pas de petit geste, de petit don …
    Et puis demain, qui sait ? Peut être que ce sera Toi, un Père, un frère, un voisin, un pote … qui aura besoin de cette considération qui forge l’humanité…
    N’hésites pas à nous appeler si tu as des questions, nous tenterons d’y réfléchir ensemble…
    115 du particulier
    06 67 12 61 81
    UN GRAND MERCI POUR NOS FRANGINS DE LA BÂLE
    Brann du Senon