L’actu du sans-abri

  • La rue est une Zone de non-droit!

    Une gamelle sociale, familiale ou professionnelle mène de plus en plus souvent le citoyen lambda à l’exclusion…
    Dans notre système social, il y a très peu de place pour l’erreur humaine !
    On nous prône inlassablement cette soumission sociale, appelée communément citoyenneté, alors que cette parfaite arlésienne ne pourra jamais être raccord avec la nature humaine au demeurant imparfaite en l’absence de modèles républicains, honnêtes… , voire de moyens de « récupération » viables qui tiennent la route.
    Car sans mode d’emploi réel de la citoyenneté et en l’absence de définitions précises, imposée jusque là de façon parcellaire, voir par flou, marasme et duperie, le citoyen avance à vue, pour ne pas dire dans la désinformation et l’ignorance de ses droits et devoirs.
    Tant est si bien que « l’autorité » semble attendre sadiquement au coin du bois que le citoyen soit en situation de faute, malgré lui, pour lui taper sur la tronche !
    Voire le mépriser en cultivant l’indifférence « d’état » !…
    Une justice sociale en totale simulation qui n’en a que le nom, donc et qui n’est pas sans faire de victimes…
    Prés de 896 000 Personnes privées de domicile personnel en France selon le 22 ème rapport de la Fondation Abbé Pierre en 2016…
    501 victimes connues de la rue, au moins… en cette année 2016 selon le Collectif des Morts de la rue …
    6730 en trois ans en France selon le « Quotidien du Médecin » de juillet 2014
    Affaibli par « l’incohésion » sociale sciemment programmée par des exécutifs démissionnaires, de plus en plus ineptes et incompétents, mais plutôt très « affairisés » et ô combien nombrilistes, préoccupés ailleurs en quelque sorte…, le citoyen exclu, puisque ne représentant aucun intérêt pour la collectivité, présenté et perçu comme un poids, à force de prendre des râteaux au quotidien, petit à petit, prend le chemin le plus court vers la déchéance, soit celui de l’incitoyenneté qui conduit à la rue, dernier écueil avant l’enfer sur terre…
    Dans le meilleur des cas, il peut se passer des lustres avant que le citoyen puisse sortir la tête de l’eau ! Sinon…
    Un peu comme le DALO, par exemple…
    On t’attribue une priorité au logement, et ça, ça ne coûte pas grand chose aux collectivités locales : Quelques bouts de papier et du timbre… Mais en l’absence d’un parc locatif social adapté et lucide, les attentes sont disproportionnées et inéluctables, trois, quatre, voire cinq ans dans certains endroits et au terme, on se voit obliger de recommencer les démarches, inventant et recréant certains délais.
    Un jeu qui fleure le pourri, car pendant ce temps là, tu dors où ?
    Que l’on se rassure, l’état et les pouvoirs publics en sont TRÈS conscients !…
    Bah, à défaut d’obtenir un toit avec une lettre prioritaire du DALO, on peut lui attribuer une fonction plus élémentaire en l’absence de papier toilette…
    La rue, cette zone de non droit fabriquée de toute pièce et entretenue par les pouvoirs publics qui instaurent un véritable climat de peur d’être exclu de la société si on ne soumet pas à l’inégalité des chances imposées d’état, encensant l’hermétisme intellectuel autour de la reconnaissance des droits les plus élémentaires, les rendant la plupart du temps incompréhensibles et inaccessibles, réalisant ainsi cette infâme sélection basée sur la frustration de ne pas être capable, avec la bénédiction complice de la plupart des organismes bancaires et de se maintenir vaille que vaille sur le devant de la scène sociale.
    Sur fond de précarité, le laisser pour compte pousse comme du chiendent sur nos trottoirs et pour l’éradiquer, on le traite au Monsanto élyséen, soit la non reconnaissance sociale !
    La mort, quoi !
    Comment ne pas admettre que l’on assiste à un crime contre l’humanité en cours d’exécution sociale ?
    Car comment appellerait-on la non reconnaissance de droit de vivre des plus pauvres, si ce n’est que par le qualificatif de crime ?
    En fait, les politichiens ne parlent plus qu’ils n’agissent et pendant ce temps là, les gens crèvent dans la plus grande salle d’attente sociale : LA RUE !
    6730 morts !
    Depuis cinq ans, le 115 Du Particulier avance, observe, oeuvre et agit à l’abri du politique et du religieux, histoire de préserver l’intégrité et l’efficacité de son action.
    En l’absence de discours universel ou de solution miracle pour « crever » la misère, le 115 Du Particulier ne sera jamais un donneur de leçon, car il se refusera de mettre systématiquement les gens dans des cases, tout en sachant qu’une misère est automatiquement différente d’une autre et qu’elles nécessitent une réponse tout aussi individuelle, ne serait-ce que pour
    ÉTEINDRE L’INTÉGRALITÉ DES MAUX QUI LUI SONT PROPRES !
    Ne pas admettre cette évidence, c’est se livrer à un déni de justice caractérisé provoquant la mise en danger des personnes…
    C’est pourquoi,
    chaque jour, nous démêlons des situations de non droit dispensées d’état !
    Des situations de plus en plus réductrices et dont la banalisation implique des complicités inavouables !….
    Le 115 Du Particulier est un mouvement engagé dans une solidarité qui tiendra toujours compte de l’actualité des maux sociaux.
    Depuis cinq ans toujours, ce mouvement oeuvre dans ses chantiers humanitaires en tenant compte de la diversité la plus étendue qui soit, car la misère n’a pas besoin d’une quelconque carte de séjour, ni même d’un passeport pour s’abattre sur quelqu’un et ce, d’où que vienne ou quel que soit ce quelqu’un.
    Tout en tenant compte que l’on ne peut pas convaincre tout le monde à être « aider » et de pouvoir aider tout le monde, et que la vie en rue ne fait pas de cadeau pour certains et vient à bout des remparts de la dignité par la multiplication des égoïsmes sociaux auxquels il faut faire face… Des gens tellement touchés par la détresse que les addictions ou certaines pathologies en deviennent l’échappatoire et que pour finir seuls des spécialistes « peuvent » comprendre… Or de simples citoyens sont bien démunis
    Aujourd’hui, conscient que l’égalité des chances reste la clé qui gommera les différences, le 115 Du Particulier soutient les Mineurs isolés à la rue, les migrants, les réfugiés, les sdf de toute nature parce qu’ils font partie intégrante, hélas… du triste paysage du sans abrisme.
    Même si cela défraye quelque peu l’actualité, cette action est hélas un chantier parmi tant d’autres et elle ne se réalise pas au détriment de nos autres actions puisque nous continuons avec persévérance, grâce à Vous tous, à héberger, à marauder, à aider comme on peut les laisser pour compte dans les quatre coins du « monde ».
    Notre attention se doit d’être d’autant plus grande puisque des hommes, des enfants sont en danger !
    Oui, des enfants… 33 000 enfants sdf en France selon l’UNICEF
    C’est dur de voir l’avenir quand on frôle la morgue au quotidien !
    En conscience, nous ne pouvons pas laisser l’infamie scier la branche sur laquelle l’avenir tout entier de l’humanité est assise !
    L’espoir d’un demain plus juste doit être préserver de ce suicide social…
    Merci d’être là AUSSI pour eux…
    Brann du Senon

  • Plus de 30 000 enfants SDF en France en 2016 !

    Encore !… Et pourtant, il y a un an… Parce que les enfants sont plus vulnérables que les adultes, parce qu’ils n’ont ni droit de vote ni influence politique ou économique, parce que le développement sain des enfants est crucial pour l’avenir de toute société, le monde s’est doté en 1989 de la « Convention internationale des droits de l’enfant ».

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  • Il y a encore de la place pour toi

  • Les communautés face aux addictions

    Le partage doit se préserver pour protéger les plus démunis

    Emmaüs Labarthe-sur-Léze et Escalquens. : « les compagnons doivent respecter un règlement intérieur qui, au premier point, interdit l’alcool. »

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  • La France viole la charte européenne des droits sociaux

    La France est en violation de la charte sociale européenne, car elle n’a pas pu démontrer que le niveau de l’assistance sociale qu’elle offre aux démunis était suffisant, a conclu le Conseil de l’Europe dans un rapport publié le 27 janvier.

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