Journal de bord du 115DP

  • Près de 5 ans déjà
    Donc hier et toujours d’actualité dans ce paysage social de merde !…LA MISÈRE SE CONJUGUE PAR TOUS LES TEMPS !!!
    Voici quelques mois, notre Village accueillait Patrick R, 51 ans, Sans abri depuis trois ans.
    Trois ans d’errance, de détresse morale et de barrières sociales qui ont fini par le désocialiser jusqu’à l’exclusion…
    Trois ans d’accueil « au gré des disponibilités» en centres d’hébergement d’urgence, soit au petit bonheur la chance, et toujours en dépit des intempéries et ce en alternance avec le quai d’une gare, une cage d’escalier, un abri de bus ou une cave !…,
    Trois ans à appeler, chaque soir, le 115 National tout en sachant que 75 % des appels reçus par cet organisme restent sans réponse…
    Trois ans sans pouvoir se projeter faute d’avoir l’esprit suffisamment dégagée de ces questions récurrentes du savoir où dormir et du savoir où manger ?

    Des questions sans réponse qui interdisent à tout citoyen d’entamer de façon pérenne des démarches locatives ou d’emploi…
    D’autant plus que les centres sont fermés en fin de trêve hivernale…
    Donc structure d’urgence inexistante.

    Et quand bien même il en existerait, où peut-on être informé PUBLIQUEMENT de certaines disponibilités ?
    Aucun affichage municipal et public ne va en ce sens, en FRANCE !!!
    Au Village du 115 Du Particulier, lieu de transition où le temps appartient au temps et où la « MISE A L’ABRI » répond à une ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER qui se matérialise réellement au delà des mots !
    Là où l’humain essaye de se reconstruire à travers un schéma CONCRET et dépouillé de tout formalisme imposé d’ETAT en matière d’urgence !

    Là où la DIGNITÉ CITOYENNE reprend instantanément SES DROITS !
    Le temps de retrouver « certains repères » de vie et nous voilà accompagnant Patrick dans « sa » reconnaissance administrative…
    N’ayant plus aucune archive papier inhérente à son passé social ou à son identité, la tâche n’est pas simple…

    -14/05 : Domiciliation au CCAS de Nemours et ce, malgré l’absence de carte d’identité
    -14/05 : Tentative de déclaration de perte de papiers d’identité au Commissariat de Nemours (refusée faute de pouvoir produire un extrait de naissance…)
    -15/05 : Demande d’extrait de naissance par internet
    -22/05 : Réception de l’extrait de naissance
    -22/05 : Déclaration de perte de papiers d’identité auprès du commissariat de Nemours
    -22/05 : Démarche auprès de la caisse d’assurance maladie de Nemours pour obtenir une attestation de couverture sociale. REFUSÉE faute de pièce d’identité, malgré la production de son numéro de sécu et de l’extrait de naissance.
    -22/05 : Prise de contact avec le centre d’insertion social de Nemours en vue d’une ouverture de droits au RSA. RDV le 28/05 à 8h30
    -27/05 : Collecte au Village pour permettre à Patrick de faire des photos d’identité et s’acheter un timbre fiscal à 25 euros pour refaire sa carte d’identité.
    -28/05 : Présentation au RDV du CIS de Nemours pour s’entendre dire que ce n’était pas sous cette enseigne, mais sous celle du CCAS qu’il fallait effectuer les démarches RSA
    -28/05 : RDV pris au CCAS pour le 08/06 à 10h30
    -28/05 : Démarche auprès de Sous préfecture de Fontainebleau pour la délivrance de son duplicata de permis de conduire. Pièces à fournir : Déclaration de perte, deux photos d’identité, attestation de domicile et…pièce d’identité ! (deux mois de délai de CNI + le délai de délivrance de permis!?)
    -01/06 : Demande de carte nationale d’identité à la Mairie de Nemours (Deux mois environ!)
    -08/06 : RDV au CCAS avec l’assistante sociale qui précise les pièces à fournir pour l’ouverture aux droits du RSA : Pièce d’identité, attestation de domicile (CCAS…), Relevé d’identité bancaire et attestation sécu…(deux mois de délai, puisqu’il faut la CNI pour l’obtenir!)
    -11/06 : Tentative d’ouverture de compte en banque à la Poste, impossible sans production de CNI.

    A savoir que notre Village du 115 Du Particulier, initiative reposant exclusivement sur la « générosité » de citoyens, se trouve à 17 kilomètres de Nemours et n’est pas desservi par des transports en commun réguliers. Donc on se débrouille avec cette solidarité AUTO-GÉRÉE et ses frais d’essence !

    Le cas de Patrick n’est hélas pas un cas isolé…
    Voici prés de quatre ans que le 115 Du Particulier « aide à ces retours à la dignité citoyenne » et ce, HORS SYSTÈME !
    Les principales questions qui nous sautent à la tronche sont :
    Si le 115 Du Particulier n’existait pas, où Patrick pourrait-il manger sans commettre d’infraction ?

    En mendiant ?
    En fouillant les poubelles ?
    Au risque de se faire emballer par la police municipale ?
    En se livrant à quelques grivèleries pouvant entraîner son incarcération ?
    Devrait-il attendre un minimum de CINQ mois (deux mois de délais de CNI + le délai BIEN inconnu de reconnaissance de droits) pour percevoir le RSA pour enfin REPUBLIQUEMENT pouvoir casser la croûte ?
    Combien de temps lui faudra-t’il attendre pour se laver ?
    Pour dormir au « sec »?
    Attendre peut être, l’hiver prochain, la réouverture des centres d’hébergement d’urgence ?

    Que doit-on faire pendant ce temps là ?
    Laisser crever Patrick et se livrer à une non assistance à personne mise en danger par BÊTISE ADMINISTRATIVE ET MÉPRIS SOCIAL ?
    EST-CE A CELA QUE SERVENT NOS IMPÔTS ?
    SOIT A ENTRETENIR L’EXCLUSION ET CULTIVER LES LAISSER POUR COMPTE !!!
    Faut-il préciser ici que Patrick a cotisé pendant ses 29 ans de travail ?
    Que le marché du travail pour les seniors est sur la position « perdu de vue » ?
    Au delà des blablas politiques,
    NOUS EXIGEONS UNE RÉPONSE IMMÉDIATE DE LA COLLECTIVITÉ ET DE SON EXÉCUTIF !
    LA FAIM DE CITOYENS N’ATTEND PAS,
    IL S’AGIT D’UN DROIT DE VIE !!!
    DE NOS VIES !

    RAPPEL :
    Déclaration universelle des droits de l’homme
    Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme
    Article 25
    1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
    Patrick est aujourd’hui le coordinateur des distributions alimentaires de notre communauté.
    Brann du Senon

    (Pour agrandir image, cliquez dessus!)

  • Professionnalisation du Village du 115DP

    Le Village du 115 Du Particulier se professionnalise de plus en plus…
    Dans le cadre d’une extension de communauté dans l’Oise, chez Laurence, nous restaurons une bâtisse pour accueillir encore plus…
    A pied d’oeuvre : David, Fousse un étudiant que Laurence accueille depuis quelques mois (entre deux cours de sciences po’) et moi même nous voilà à faire nos premiers pas dans le « sauvetage » de la véranda.
    A la base, l’extension a mal vieilli car les matériaux utilisés n’étaient pas adaptés pour durer et ont pourri sur pied. Alors on a repensé la structure avec le savoir faire que nous développons de nos chalets mobiles.
    Un clin d’oeil à cette « insertion » que nous mettons en œuvre avec une pause barbecue à la sardoche !
    Voilà ce cela donne après deux jours de taf…

    (pour visualiser les photos en taille réelle, cliquez dessus)

  • Réunion de Chantier au 115DP!

    REUNION DE CHANTIER AU 115 DU PARTICULIER !!!!

    Vous n’êtes pas sans savoir que depuis près de cinq ans, nous nous sommes attaquer au plus grand chantier humanitaire qui soit :
    -Chasser la misère des rues et y compris toutes les conneries qui conduisent à la dé-socialisation, à l’exclusion.
    -Faire reculer ce fléau social qui n’a rien de saisonnier et qui continue de croître au delà de l’hiver dans le mépris de l’individualisme et du matérialisme imposés d’état !

    Un chantier qui nécessite l’observation de quelques règles de sécurité, afin que nous ne nous blessions pas…
    Or comme dans toutes entreprises de grande envergure, et je ne crois pas me tromper, que grâce à vous, elle le soit devenue…
    Prés de 18 963 ouvriers citoyens à ce jour…
    Le 115 du Particulier a besoin d’un « vecteur » commun, une sorte de symbolique qui, même si on ne se connaît pas dans les quatre coins de l’hexagone,
    et qui sait du monde demain ?…(Québec, Belgique…), on puisse au moins se reconnaître et être reconnu de tous, et surtout de nos potes victimes de l’exclusion…

    894 500 sans abris étaient dénoncés par le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre de ce début d’année 2016…
    Mais combien de plus à la fin de la trêve hivernale où le bal des expulsions locatives à repris et où les centres d’hébergements d’urgence ferment leurs portes en chaîne ?
    Le double ?
    Le triple peut être ?
    Mais pas moins toujours que 894 500 !
    Dont 32 000 enfants selon l’UNICEF !…

    L’autre jour, je proposais le nez rouge, mais bon c’est déjà pris, donc pas de récup’…
    Mon frangin Bébert proposait le brassard, je trouvais que cela faisait…
    Le gilet ? On n’est pas en panne au bord d’une route, bien au contraire, ça ronfle du tonnerre !
    Il nous faut notre propre « liquette », en somme…
    Alors voilà…

    Que pensez-vous du casque de chantier BLANC ?
    Blanc comme la colombe…
    Blanc comme la neutralité d’action… sauf celle du cœur…
    Blanc comme la pureté de cette générosité qui fait et réussit les choses là où cela ne passe plus ou pas…
    Un casque qui, lorsque les mentalités en auront compris la symbolique, ouvrira la plupart des portes humaines, jusque là condamnées par le mercantilisme et le matérialisme…

    Une gamelle légère, peu coûteuse et pourtant alourdi par nos cœurs débordants…
    Et puis un casque à porter lors des maraudes, lors d’une distribution de soupe, lors de ce que nous faisons depuis six mois et que nous faisons bien, de mieux en mieux !…

    Un casque à honorer dans ce vaste chantier et qui avertira le laissé pour compte que, à sa vue, on ne vient pas pour lui mettre un coup de pompe ou un coup de matraque derrière les oreilles, mais qu’on vient lui apporter un bout de soleil dans sa vie et qu’il ne sera plus obligé de se protéger le visage à l’approche d’un uniforme…
    Un bout de plastique au dessus des guerres et des balles…
    Un casque pour se mettre à l’abri de l’indifférence…

    Le casque de l’égalité des chances et de la dignité citoyenne…
    Un casque pour l’ouvrier du cœur que nous sommes au sein de ce mouvement citoyen en marche contre la misère et l’exclusion…
    Je vous demanderais donc de bien vouloir adopter ce port du casque…
    Brann du Senon

    (Pour agrandir image, cliquez dessus)

  • Il était une fois: Racine.

    Souvenons nous d’un coup de main signé Carine, notre chef d’entreprise du coeur :
    Voici trois ans…
    Racine
    23 ans
    dynamique
    ballotté par la vie
    sans ressource
    Un môme à la rue…

    A cette âge, le système n’aide pas beaucoup…
    Et le mal être rime vite avec exclusion…
    Malgré un BTS en gestion patrimoine
    Voilà trois semaines que nous l’avons accueilli
    au Village du 115 DP

    En un clin d’œil, Racine s’est investi dans la communauté
    et a participé activement aux taches collectives :
    Nettoyage, désherbage du jardin, vaisselle…
    Un gamin qui ne se laisse pas vivre, quoi !
    Domiciliation au CCAS, renouvellement de carte
    d’identité…

    Les démarches administratives ne traînent pas avec lui.
    Mercredi dernier, avec deux autres, Racine fit un débarras
    chez notre chef d’entreprise de cœur : Carine, patronne d’une
    grosse boite de démolition.
    Après la tâche, Carine leur prépara un casse croûte et se fut
    l’occasion de discuter le bout de gras…
    Racine raconta un bout de sa vie et dévoila ses compétences,
    ses projets…

    Carine, interpellée, en quête d’un apprenti ingénieur, lui proposa « la voie »…
    Hier, soit deux jours après, Racine se présentait à « son » entretien
    d’embauche…

    Le soir même, en plein dîner, Il reçut le texto suivant :
    « Bonsoir Racine
    Je ne vais pas te faire attendre tout le week-end.
    On a retenu ta candidature.
    On te propose un CDI au smic pour commencer avec deux
    mois d’essai.

    Révision au bout de six mois, et si besoin on maintient l’idée
    de trouver une école d’ingénieur l’an prochain (le délai d’inscription
    étant dépassé pour cette année…)

    Pour le logement, je devrais avoir une chambre dispo dans une
    coloc avec deux ouvriers qui sont avec leur femme.
    C’est pas très grand, mais c’est correct.
    C’est à Meaux, proche des transports et des commerces.
    Normalement le loyer est de 350 euros tout compris. »
    Racine embauche dés le début de la semaine prochaine !
    Bisou sur le cœur Carine !

    C’était il y a trois ans, et Racine, comme beaucoup de ceux que l’on accueille au Village du 115 Du Particulier : était sans ressource et nous l’avons épaulé comme on pouvait…
    « Aujourd’hui Racine dirige une antenne de la boite basée dans le nord !!!
    Il a sa baraque, bien casé et un gamin pour éclairé sa vie… »
    Brann du Senon

    (Pour agrandir image, cliquez dessus)

  • Deuxième droit de réponse

    AUX PROPOS DIFFAMATOIRES TENUS ET RENDUS PUBLICS

    PAR LA MAIRIE DE VILLEBÉON CONTRE LE REPRÉSENTANT LÉGAL DE L’ASSOCIATION 115 DU PARTICULIER
    A la page 2 du « Villebéonnais n°86 » de novembre 2016, que nous reproduisons çi dessous, il est dit que la COMMUNE a déposé plainte en début d’année 2016 pour FALSIFICATION en janvier du numéro 78 du Villebéonnais (de février 2013), et que cette dernière aurait été classée sans suite en raison du délai de prescription suite à la transmission tardive du dossier au parquet.

    Pour que tout soit clair dans l’esprit des Villebéonnais, quand nous citons la Mairie de Villebéon, nous faisons ici référence au principe républicain d’unité qui lie le Maire et son Conseil municipal dans la gestion d’une commune et par le fait, des décisions prises en collégialité tout au long de leur mandature. Bonnes ou mauvaises, ces décisions doivent être connues du public, en l’occurrence Vous : Villebéonnais.

    Force est de constater que pour les élus actuels de cette Mairie, la démocratie s’efface devant la dictature du monologue et qu’ils n’hésitent pas un seul instant à créer la polémique à des fins pour le moins inavouables …C’est pourquoi nous vous informons à travers ce second droit de réponse des pratiques fallacieuses de ces élus qui encensent l’iniquité plus qu’ils ne devraient la combattre, au regard des règles élémentaires de notre République Française.
    Dans le numéro 78 du Villebéonnais de février 2013, était publié un article signé Jean-Pierre Ducoin, consacré à l’Association 115 Du Particulier, faisant suite à une réunion de travail qui eut lieu le 9 janvier 2013 en mairie et ce, en présence du Conseil Municipal en place.

    Il nous importe de rappeler à ce stade que M.Ponsot, alors membre du conseil municipal de cette époque, assista à cette réunion et qu’il fut INFORME OFFICIELLEMENT de la sédentarisation de notre communauté de sans abris implantée au Taillis de la joie, hameau de Villebéon donc très au fait depuis près de cinq ans de notre action envers les SDF que nous accueillons !
    Nous saluerons ici notre ami Jean Pierre Ducoin avec qui M Ponsot partage dorénavant beaucoup de choses…sauf son avis sur l’intérêt social de l’association du 115 du particulier.

    Afin de partager plus largement l’accueil très chaleureux qui fut réservé à notre initiative par la Commune, Moi Dupiré Fabrice, Président de l’Association 115 Du Particulier, appelé aussi Brann du Senon (ce dernier étant mon pseudonyme de journaliste-chroniqueur free lance et écrivain humaniste), je décidai de relayer l’article sur nos supports internautes. Par souci de bienséance, j’en demandai l’autorisation expresse au Maire de l’époque Sylvain Guilhaumon en précisant que j’allais y retirer mon nom civil (encadré en rouge dans l’article) afin de ne pas multiplier les « appellations » sur la toile, puisque plus connu sous mon nom de plume, et poursuivre le fil de notre œuvre sans nous disperser outre mesure. En cela réside un droit inaliénable que le législateur reconnaît et protège, et qui n’est qu’autre que la liberté d’expression.

    Faisant l’économie de s’informer sur le pourquoi du comment de la modification, que nous avons apportée à l’article du numéro 78, alors autorisée par Mr le Maire Sylvain Guilhaumon, le seul décisionnaire de l’époque, M.Ponsot et consorts, animés de toute évidence par cette volonté de « casser du 115 Du Particulier », portèrent plainte par la voie du maire contre nous en début d’année 2016, et nous citons les termes employés par la Gendarmerie en charge du dossier : pour FALSIFICATION DE DOCUMENT ADMINISTRATIF !
    Sur le fond, les Villebéonnais seront sensibles à ce qualificatif qui valorise leur lettre d’informations communales…(Depuis quand cette lettre d’information est-elle un document administratif ?)

    Les Villebéonnais apprécieront également l’acharnement qui s’exerce contre notre association devant la multiplicité des attaques perpétrées par ces élus qui, sans scrupule, pratiquent la culture d’allégations mensongères par la diffamation publique, tendant, en conséquence, à REMETTRE DES GENS A LA RUE, alors que Nous, 115 Du Particulier, mouvement devenu un symbole de solidarité citoyenne, Nous leur offrons une reconnaissance sociale que les institutions sont bien en peine d’offrir !
    A aucun moment, dans leurs démarches prétendument sécuritaires où, comme nous le constatons, se terrent l’abjection et le mépris pour les Sans Domicile Fixe, ces élus n’ont su proposer une planche de salut différente pour que ces laissés pour compte ne retournent pas à la rue, se contentant d’asséner leurs coups bas sans le moindre ressentiment !

    Aujourd’hui M.Ponsot fait valoir, à travers ses attaques, une prétendue infraction à l’urbanisme du fait que nous soyons implantés sur un terrain privé du Taillis de la joie. TOUTES nos structures sont mobiles ou démontables et mises en service dans un esprit provisoire. Sauf que depuis cinq ans, ce provisoire ne désemplit pas devant les dégradations sociales et qu’en dépit de ce phénomène, rien n’est proposé pour que cela s’améliore. Et ce n’est pas en sabrant notre initiative que cela peut changer.
    Dans le Villebéonnais n°86, M. Ponsot se gargarise presque d’avoir découvert un nid de malversations dans notre communauté de Sans Abri et d’avoir utilisé le bras de la justice pour nous faire plier bagage. Sauf que, encore une fois, notre action évolue et évoluera à livre ouvert. Les Villebéonnais seront heureux d’apprendre ceci : Voir article du Parisien
    Du reste, voilà cinq ans que M.Ponsot fut informé de notre sédentarisation comme nous vous l’avons démontré précédemment. Au jour d’aujourd’hui, après cinq ans d’exercice de mandature en tant que conseiller et maire, il dénonce aujourd’hui SEULEMENT, l’infraction à qui veut l’entendre pour qu’elle cesse séance tenante. Nous serions vivement intéressés de savoir pourquoi M.Ponsot ne s’est pas manifesté plus tôt afin que s’interrompe le développement de ladite infraction, ne serait ce qu’au moment où il en était dûment informé ?

    En effet, il reste assez surprenant que le journal ”Le Villebéonnais” soit bien resté muet pendant les années 2014 et 2015, alors “maîtrisé” par M. Ponsot…
    Étrange comportement n’est-il pas ? Car en faisant le mort pendant cinq ans, alors qu’il avait toute latitude juridique d’en remettre en cause la pérennisation, son silence en a cautionné ni plus ni moins le développement !
    Nous nous interrogeons de plus en plus sur les motivations réelles de ce soudain changement de comportement à notre égard ?
    A qui pourrait bien profiter notre expulsion ?
    Et quels moyens sont actuellement employés pour ce faire ?

    En consultant incidemment le compte rendu de réunion d’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de Villebéon du 6 septembre 2016, plusieurs éléments de réponses à nos questions se révèlent tout aussi étrangement…
    Comment ne pas être interpellé sur ces nouvelles convoitises liées au Plan Local d’Urbanisme ?
    Comment ne pas comprendre que cette nouvelle manœuvre ne soit pas le prolongement sournois des attaques ordonnées par le Maire depuis fin 2015, point de départ de la manœuvre qui consiste à anéantir notre démarche humaniste ?
    En effet, le point de départ des attaques prend sa source dans un climat prétendument délétère, en passant par des plaintes surréalistes pour finir dans les petits papiers du PLU.
    Le raccourci est certainement rapide, mais édifiant !
    Rappelons que l’objet principal de l’association 115 Du Particulier reste l’assistance à personnes en danger et que l’action que nous proposons n’est pas la solution qui peut résoudre le « sans abrisme » en France, mais une solution alternative en attendant de trouver mieux.

    L’assistance à personnes en danger n’est autre qu’une mesure qui tente d’enrayer l’évolution macabre de nos égoïsmes sociaux ayant engendré 6730 morts de la rue en trois ans en France…
    En raison de quoi, notre droit de réponse est fait pour valoir ce que de droit et s’accompagne de cette volonté de rétablir la vérité que d’autres s’ingénient à museler.

    Dupiré Fabrice
    alias Brann du Senon
    Villebéonnais recensé en 2014
    Président du 115 DP

    (Pour visualiser les documents, cliquez dessus)